Shanghai année 1

Le 2 février 2009

Introduction 

Bonjour à tous,

Me voilà depuis maintenant 3 mois installée à Shanghai et je dois reconnaître que la vie ici est fort agréable comme me l’avait promis mon Loulou (mon amoureux pour les non initiés). Les journées s’écoulent rapidement, le cadre de vie est confortable et la ville est absolument magique et envoutante.

Les endroits où se balader, où sortir et se divertir sont nombreux. Je ferai, dans cette page, une énumération des différents lieux découverts et pratiqués au cours de mon expérience chinoise.

Les cours à l’université commenceront bientôt, et très rapidement le rythme de mes journées va s’accélérer. Je profite donc de ces journées de repos pour découvrir la ville et me familiariser avec cet environnement qui est encore nouveau pour moi.

La semaine passée, les Chinois ont célébré le nouvel an. Je vous souhaite donc à tous une excellente année du buffle, année des travailleurs courageux! Toute la semaine nous avons pu admirer de nombreux feux d’artifice et l’ambiance des rues était extraordinaire. Traditionnellement, pour la nouvelle année, les Chinois organisent en famille de nombreux feux d’artifice pour éloigner dans un premier temps les mauvais esprits et la malchance et pour attirer dans un deuxième temps la chance et la richesse pour la nouvelle année. Le soir et la nuit, le ciel s’illuminait de centaines de feux d’artifice allumés en même temps; des grondements incroyables brouillaient nos sens … c’était surréaliste. Si ce blog me le permet j’aimerais poster une ou deux vidéos réalisées dans ces moments qui resteront gravés dans mon esprit pendant je l’espère de nombreuses années.

Cette semaine, les parents de mon Loulou sont venus nous rendre une petite visite. J’en profite donc pour leur faire visiter la ville, découvrir la culture locale et je l’espère apprécier le cadre de vie dans lequel réside leur fils. Nous partons à Pékin jeudi et je dois avouer que je suis très impatiente de partir pour cette nouvelle aventure. J’ai tellement entendu parler de Pékin et de son célèbre héritage culturel… je pense que je vais faire chauffer l’appareil photo !!!

Voilà c’est à peu près tout pour ce soir. Nous sommes le 2 février 2009. Bonne soirée et à bientôt.

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Le 4 février 2009

Visite guidée

Bonjour à tous,

Hier et aujourd’hui nous avons arpenté la ville avec les parents d’Alex. L’objectif était simple : leur faire découvrir la ville sous de multiples aspects. Une ville à la fois traditionnelle, moderne, chinoise, occidentalisée …

Nous avons visité la fausse vieille ville, le bund, les cool docks, le marché aux plantes et aux oiseaux, People Square, Huaihui Lu, Xintiandi et Xujiahui. Tout cela en deux jours et demi autant vous dire que nous avons bien marché :)

Voici un petit point descriptif de tous les lieux cités ci-dessus:

- La vieille ville

Il s’agit en réalité d’une fausse vieille ville. Je m’explique. En effet, les autorités locales ont décidé de reconstruire toute une partie de la ville à la manière des vieilles cités chinoises, c’est à dire des bâtiments bas peints en noir et blanc avec les célèbres toits que nous connaissons tous. Ce lieu est davantage destiné aux touristes curieux de visiter la vieille ville de Shanghai car il n’existe en réalité plus vraiment de vieux quartiers typiques chinois. On dénombre encore d’anciens quartiers restés intactes et authentiques mais ils ne sont pas traditionnels; je pense notamment à la concession française, qui soit dit en passant est ravissante. Aussi fausse soit-elle, la vieille ville est devenue un lieu incontournable à visiter lorsque l’on s’arrete à Shanghai. En outre, elle abrite d’innombrables magasins de souvenirs et autres bricoles typiques. L’ambiance des rues est agréable à l’exception des : “Lady: bags, watches, Louis Vuitton …” des racoleurs qui tentent par tous les moyens de vous attirer dans leurs échoppes.  Au final, ce quartier est assez joli: il est toujours très bien entretenu, il abrite un temple charmant et on peut y trouver absolument de tout lorsque l’on connait les bonnes adresses.

- Le Bund :

Le Bund est un vieux quartier shanghaien de type britannique. Il longe la rivière et offre une vue incroyable sur Pudong depuis la balade aménagée au bord de l’eau. Les bâtiments en tant que tels abritent à la fois des boutiques de luxe, les sièges de grands groupes ainsi qu’un nombre important de bars raffinés fortement appréciés et fréquentés par les expatriés ( Le Glamour (tout rose), le Lounge 18 (qui organise un open bar à 198 yuans tous les mercredis où les français de Shanghai se retrouvent), et l’incontournable Bar rouge). Le quartier est en pleine rénovation pour accueillir l’exposition universelle en 2010 ce qui, je dois l’avouer, fait perdre de son charme à ce lieu de la ville.

Pour vous y rendre: demandez au taxi : “Zhongshan lu / Nanjing Lu”

- Les Cool Docks :

Ce lieu est tout nouveau à Shanghai. Il a ouvert ses portes il y a deux - trois mois et compte bien devenir l’un des lieux les plus prisés de la ville en concurrencant le célèbre Xintiandi. L’ambiance est  agréable, calme et jazzy. Elle se rapproche quelque peu de celle de l’usine à Roubaix. La structure s’organise autour d’une cour centrale avec des jets d’eau et tout autour on retrouve un grand nombre de bars et restaurants moyens / hauts de gamme.

Pour vous rendre aux Cool Docks: demandez au taxi : Zhongshan nan lu / Fuxing don Lu et l’entrée se trouve à quelques mètres du croisement des rues.

- Le marché aux plantes et aux oiseaux :

Les Chinois adorent les oiseaux. Nombreux sont ceux qui en possèdent un petit en cage. Ils les prennent dans les parcs, accrochent les cages aux arbres et écoutent / comparent les chants des différents petits animaux.

La ville regorge de petits marchés aux plantes et aux oiseaux. On peut y acheter comme leur nom l’indique des plantes et des oiseaux mais également des poissons, des chiens, des chats ou encore des criquets. Sachez que les Chinois sont passionnés par les criquets. Certains en achètent dans des taille-crayon et les conservent pour entendre leur gazouillis alors que d’autres choisissent de se lancer dans le combat de criquets. Attention ce n’est pas une blague et il s’agit même de quelque chose de très sérieux en Chine. On peut même assister à des championnats nationaux où des équipes venues des quatre coins du pays font combattre leurs criquets. Ces derniers ont droit à des massages ou encore à des régimes alimentaires de sportifs de haut niveau. Les équipes motivent leur combattant et les entrainent durement. Ils comptent les points (je n’ai pas vraiment compris comment …) et à la fin ils arrivent à distinguer un vainqueur. On a entendu “Ahh on a perdu 8 à 11 c’est pas de chance … ” probablement … il faudrait que je me plonge dans les règles du combat de criquets pour mieux comprendre ce qui se passe et comment cela fonctionne!

Le marché aux plantes et aux oiseaux que je fréquente vient tout juste de rouvrir ses portes. Il a été entièrement réaménagé et se situe sur Xizang Lu entre Fuxing Don Lu et Huihuai Lu. Je vous conseille d’y faire un tour, ca en vaut la peine!

- People Square  :

People Square se trouve sur Nanjing Lu (croisement Xizang Lu / Nanjing Lu) et fait partie des lieux incontournables de la ville. Il s’agit d’une avenue commerçante à l’architecture intéressante. La place People Square est vraiment jolie même si elle est trop fréquentée pour devenir l’un de mes lieux de prédilection. On déplorera le nombre incalculable de vendeurs qui vous alpaguent en vous proposant “Lady: bags - shoes - watches” “Ovega - Louis Vuittone - Rovex …”.

- Huaihui Lu :

Tout comme People Square, Huihuai Lu est une grande avenue commerçante à Shanghai. On y trouve les magasins Séphora, C&A, H&M, Paul ou encore Zara. Les Shanghaiens la surnomme “les Champs Elysées de Shanghai” car les avenues sont très larges, les trottoirs sont vastes et le tout est parfaitement entretenu.

Huihuai lu est une bonne solution pour ceux qui recherchent du prêt à porter de marques occidentales milieu de gamme.

Sur Huihai Lu se trouve également le bar le “Windows” qui propose des consommations à un prix intéressant et reprend l’ambiance des bars de baseball aux Etats-Unis. L’ambiance est conviviale, chaleureuse et bruyante! C’est un des endroits préférés des jeunes expatriés Français.

- Xintiandi :

Xiantiandi est un quartier tout neuf qui reprend une architecture du passé. Les rues sont entièrement pavées et piétonnes et le quartier comprend essentiellement des boutiques, des bars et des restaurants. C’est un espace très agréable où l’on a l’impression de se plonger dans une autre époque et où il est très agréable de s’arrêter une heure à la terrasse d’un bar pour savourer un petit café.

- Xujiahui :

Xujiahui est le quartier du centre de la ville mais au final je trouve qu’il y a trop de voitures et que les centres commerciaux qu’il abrite sont assez vétustes et oppressants. De nombreuses boutiques du quartier sont spécialisées dans l’informatique.

En revanche, le parc Xujiahui est splendide!

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Le 10 février

Petite escapade

Bonjour à tous,

Nous voici partis pour une petite escapade pékinoise. Je suis impatiente de découvrir la capitale de la Chine!

Aujourd’hui nous avons visité, sous un beau soleil, Tian’anmen, la cité interdite et le jardin céleste et je dois reconnaître que c’était impressionnant.

La place Tian’anmen

Lorsque l’on arrive sur la célèbre place Tian’anmen, on ne s’aperçoit pas tout de suite de sa grandeur puis peu à peu en la contournant on se rend bien compte du gigantisme du lieu sachant que cette place mythique pouvait accueillir jusqu’à 20 millions de personnes venues écouter les discours de Mao. Le portrait de ce dernier (3m de haut) trône d’ailleurs sur la place rappelant l’image du maître face à ses concitoyens.

La cité interdite

Ensuite direction la cité interdite. Pendant 3 heures nous avons arpenté les pavés du palais des empereurs chinois. C’était fantastique et gigantesque. Le site compte de nombreux petits palais qui servaient de pièces à vivre. Par exemple, un palais servait de cuisine, un autre de chambre et un troisième de salle d’eau. L’ensemble est très coloré et les ornements sont de toute beauté. On peut également voir de très jolis jardins abritant des arbres centenaires et l’on se prend aisément à rêver aux cours impériales qui se reposaient dans ces lieux.

Trois choses m’ont particulièrement frappées:

  • D’une part, j’ai trouvé que les couleurs du lieu se rapprochaient fortement des peintures mexicaines avec beaucoup de rouge et de jaune.
  • D’autre part, le fait que chaque palais soit une pièce obligeait les habitants à sortir dehors à chaque fois qu’ils souhaitaient passer d’une pièce à l’autre. Les distances entre chaque pièce ne sont pas énormes mais les températures hivernales à Pékin descendent régulièrement à - 10, - 15 degrés… Imaginez devoir marcher 20 mètres par moins 15 degrés pour passer de votre salle de bain à votre chambre pour aller vous habiller…
  • La dernière chose qui m’a interpellée fut le  nom donné aux pièces. Ainsi l’une  s’appelait par exemple la pureté céleste, une autre la pureté suprême et une troisième la longévité suprême. Au final les empereurs préféraient nommer leurs pièces de vie de façon poétique plutôt que de façon pratique. Nous allons donc rebaptiser notre cuisine: salle de la sérénité céleste!

Le jardin céleste

Il s’agit d’un parc immense situé au cœur de la ville. Il compte de nombreux bâtiments anciens: temples, tombeaux ou salles de prière. Tous ces édifices font partie du patrimoine de la ville et représentent à merveille les habitudes architecturales anciennes chinoises.

Mais ce parc, ne fonctionne pas comme un musée. Non, il s’agit d’un endroit vivant où des centaines de pékinois viennent tous les jours faire leur Tai Chi, danser ou jouer à des jeux de balles. L’ambiance est vraiment agréable et conviviale.

La gastronomie locale

Après cette journée de marche et de visite, Alex a eu une excellente idée: faire découvrir le plat national chinois: le canard laqué, à ses parents. Pour ceux qui me connaissent et savent que je suis végétarienne, vous vous doutez bien que je  n’ai pas gouté à ce plat. Toutefois j’ai tout observé avec intérêt.

Pour déguster un vrai canard laqué de façon traditionnelle, il faut suivre un véritable rituel. Tout d’abord le serveur vous apporte la bête, entière et cuite, il la pose sur un plateau en face de votre table et commence à la découper minutieusement. Tout d’abord il retire la peau, qu’il découpe en petits morceaux puis fait de même avec la chair. Il met tout en ordre et décore l’assiette avec les petites pièces de viande. Ensuite arrivent les accompagnements; d’abord les petits légumes, puis la sauce et les galettes de pain.

Chacun réalise sa petite galette. Il faut donc prendre une galette de pain, tremper le morceau de canard dans la sauce laquée puis ajouter quelques légumes. Voilà c’est prêt, il ne reste plus qu’à savourer. N’ayant pas gouté je ne peux vous dire si cela en vaut la peine ou non en revanche Alex a adoré!

La muraille de chine

Comment passer à Pékin sans faire une halte sur la mythique Muraille de Chine.

Nous avons donc pris le bus 919 à Dongzhimen pour partir à Balading (l’entrée de la muraille la plus proche de la ville de Pékin. Environ 1h de bus). Après un trajet tranquille pendant lequel j’ai dormi tout le long j’ai ouvert les yeux sur la muraille de Chine et je dois avouer : “Ca en jette”. On a beau essayer de suivre le mur le plus loin possible dans la montagne, c’est lui qui fini par nous perdre en continuant encore et encore. La construction est imposante, vraiment imposante. Lorsque l’on s’éloigne de la foule de touristes et des boutiques de souvenirs, que l’on commence à gravir peu à peu les nombreuses marches du mur, on éprouve un irrépressible sentiment de fierté et de liberté. La vue est magnifique, le mur impose par son gigantisme et le travail qu’une telle construction a représenté est hors de proportion (à l’époque, les 35h n’étaient qu’une vaste utopie croyez-moi).

La balade prend environ 1h où l’on grimpe beaucoup. Puis on arrive face à un mur et il nous est interdit de poursuivre la randonnée car la suite du mur n’est pas encore rénovée. Si vous voulez marcher plus longuement sur la muraille, il vous faudra partir plus loin à 3-4h de Pékin.

Les Hutong

Pour bien terminer notre escapade pékinoise nous sommes partis visiter l’un des petits quartiers traditionnels de la ville appelés Hutongs. Il s’agit de petites rues abritant des maisons minuscules construites en pierres grises. Nous nous sommes rendus dans un Hutong entièrement rénové où avaient été installées de nombreuses petites boutiques ravissantes dans lesquelles vous trouverez pléthores d’idées cadeaux. Cet endroit est ravissant et plein de charme. Bien qu’il ait été rénové, ce hutong a conservé son âme et son caractère traditionnel.

Xi’an

Xi’an est une ville millénaire, célèbre pour ses poteries et qui abrite de nombreux musulmans. Le nom de la ville signifie la paix de l’ouest.

Le premier jour de notre visite nous avons découvert la tour de la cloche puis la tour du tambour. Ces instruments (cloche et tambour) font partie des bases de la culture traditionnelle chinoise. Ils peuvent servir en tant qu’instruments de musique mais également pour les prières, pour indiquer le temps ou encore battre la mesure pour l’armée.

Les deux tours sont situées dans le centre historique de la ville de Xi’an et sont de toute splendeur. La visite des deux tours vous coutera 50 yuans et vous pourrez assister à des petits concerts soit de cloches soit de tambours en fonction de la tour que vous visitez.

Juste à côté de la tour du tambour, se trouve le quartier musulman où nous sommes ensuite allés nous balader. Ce quartier est un savant mélange entre un souk maghrébin et un marché chinois. De nombreuses ruelles minuscules abritent de toutes petites boutiques et l’on s’enivre des parfums des fruits secs, des petits aromates et des diverses cacahuètes épicées.  Ce quartier est très typique, en revanche prenez garde à vos affaires si vous allez le visiter, notre appareil photo a été volé au cours de notre balade…

Pour notre deuxième et dernier jour nous avons décidé de faire une petite visite guidée des alentours de Xi’an. Notre guide avait un accent anglais sorti d’outre-tombe et j’avais beaucoup de mal à comprendre ce qu’elle expliquait (ce qui m’a rassurée c’est que la newyorkaise qui voyageait avec nous ne comprenait pas non plus l’anglais de la guide … :) ).

Nous avons donc commencé la visite par un arrêt à la Pagode de Xi’an. Ce bâtiment est un vestige de l’ancienne Chine et un lieu de prière Bouddhiste. Elle est une pièce maîtresse de l’architecture bouddhiste.  Elle a été construite en 652 pendant le règne de l’empereur Gaozong au cours de la dynastie Tang. Sa fonction à l’époque, était de recueillir les objets bouddhistes rapportés d’Inde par Xuanzang au cours de son périple sur la route de la soie.

Le nom: Big Wild Goose Pagoda provient d’une légende. En effet, un ancien récit bouddhiste raconte qu’un jour des moines bouddhistes ne parvenaient à acheter de viande. Un moine a alors regardé le ciel et a vu un groupe d’oies sauvages. A ce moment, il a adressé un vœu à Bouddha en espérant trouver de la viande. Soudainement, l’aile d’une oie se brisa et l’animal tomba au pied du moine. Les moines étaient ébahis et ont interprété cet évènement comme un appel de Bouddha à être plus pieux.  Par conséquent, ils ont construit la grande pagode à l’endroit où l’oie était tombée et ont cessé de manger de la viande. Le nom “Big Wild Goose Pagoda” signifie littéralement : “la pagode de la grande oie sauvage” et symbolise l’admiration des moines envers Bouddha.

Ensuite nous avons visité un atelier de jade, un atelier de tissage de soie ainsi qu’un atelier de poterie.

Pour continuer notre petit tour, nous nous sommes rendus dans un village appelé Bampu vieux de 6000 ans. Il ne reste que des ruines et le site est encore en train d’être fouillé mais l’ensemble est très impressionnant. On peut voir les petites maisons au cœur desquelles était déjà installé un foyer pour réchauffer les habitants. On peut également voir des tombes où les morts étaient enterrés avec leurs effets personnels. Par ailleurs, la position de l’individu dans la tombe dépendait de la façon dont il était mort: un squelette face en l’air était mort de façon naturelle alors qu’un squelette face en bas ne l’était pas. C’est incroyable de constater que déjà à l’époque, les morts recevaient un traitement particulier et que déjà on pensait à les enterrer avec les objets auxquels ils tenaient… ( à méditer )

Enfin, notre visite s’est achevée par le lieu INCONTOURNABLE de la région: le musée des soldats de terre. Le site a été découvert par des paysans en 1974 et creusé pendant 7 ans avant d’ouvrir ses portes au public. Des milliers de statues restent encore enfouîtes car l’excavation a causé la disparition de toutes les peintures en 30 minutes. Les archéologues attendent donc patiemment que la technologie permette de conserver intacts ces vestiges avant de poursuivre leurs recherches. Toujours est-il, ce site est absolument incroyable.

C’est l’empereur Qin qui a ordonné la construction de cette armée probablement au début de notre ère. Il avait peur de ne plus être protégé après sa mort et souhaitait donc que sa garde personnelle le suive dans l’autre monde. 720 000 personnes ont travaillé à la réalisation de ces soldats en terre cuite pendant plus de 35 ans. Chaque statue est de taille réelle et toutes sont différentes les unes des autres. Chaque soldat possède donc un visage différent de tous ses collègues. Les sculpteurs ont même respecté les grades, on trouve donc des capitaines, des soldats, des archets et des généraux. Tous sont munis des armes allant avec leur grade dans l’armée. L’ensemble est colossal et réellement impressionnant.

—————————————————————————————————————————Le 13 février 2009

La découverte d’un hôpital chinois

Bonsoir à tous,

Aujourd’hui j’ai découvert un hôpital chinois ! Je ne cache pas mon appréhension et ma réticence première à me rendre dans un lieu de soin local. Mais dans un même temps, l’hôpital américain facture 200 euros pour une consultation et une radio (remboursés 40 euros par ma sécu) donc j’ai fini par me résoudre. Au final, tout s’est bien passé, nous sommes allées (avec Echo) dans l’hôpital de Huihuai lu; on m’a fait une radio et on m’a donné un traitement de cheval pour que la bronchite que je traine depuis plus d’un mois préfère se nicher ailleurs que dans mes poumons.

Ensuite direction Qipu Lu: le lieu incontournable de shopping des chinois. Le quartier est très très chinois, les boutiques sont logées dans des immeubles assez vêtustes et s’entremêlent les unes aux autres. L’atmosphère est irrespirable (un monde fou, pas de fênetres, des allées minuscules, et des fumeurs de partout) mais on peut se rhabiller de la tête au pied pour un budget mini mini. Il faut forcément tout négocier et les produits sont davantage destinés aux adolescents et aux jeunes. Une chose à remarquer : les rabateurs qui suivent les “blancs” pendant des heures et tentent de les convaincre de se rendre dans leur boutique sont INSUPPORTABLES et il est regrettable qu’ils n’écoutent aucune de nos requêtes pour qu’ils nous laissent faire nos courses en paix! (rien n’est parfait).

Pour bien terminer la journée, nous sommes allés au cirque et je dois reconnaître que c’était magnifique. Les numéros sont époustouflants et les artistes réellement talentueux. Le spectacle est à la fois drôle, poétique et envoutant. Je conseille donc à toute personne visitant ou résidant à Shanghai de réserver une petite soirée à l’un des divertissements préférés des chinois.

Pour finir, permettez-moi d’ajouter que plus je découvre la culture chinoise plus je la trouve fascinante. Elle est d’une richesse et d’une diversité incroyables. C’est une belle culture, qui compte des millénaires d’histoire et qui me donne l’envie d’en apprendre beaucoup plus !

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Le 23 février 2009

Que ne ferait-on pas pour un visa?

Bonjour à Tous,

Afin d’obtenir mon visa étudiant, passeport indispensable pour espérer rester sur le territoire chinois au moins six mois de plus, j’ai du me soumettre à une série de tests pratiqués par les autorités. En effet, si vous postulez pour un visa résident vous devez vous rendre à l’hôpital pour subir un check-up intégral.

Me voilà donc levée à 6h du matin (ceux qui me connaissent comprendrons la précision “du matin”), à-jeun, partie pour cette nouvelle aventure. Moi qui n’apprécie guère les hôpitaux, les médecins et tout ce qui peut potentiellement s’approcher de moi avec une aiguille ou observer des endroits intimes de mon anatomie, je suis servie depuis deux semaines… Bref, toujours est-il que j’arrive à l’hôpital, pas tout à fait réveillée mais déjà remplie de stress et d’anxiété à l’idée de me soumettre à ces examens à la chaîne et en série.

Lorsque vous pénétrez dans le bâtiment, munissez-vous bien du numéro patient que vous aura délivré l’hôtesse téléphonique lors de votre prise de rendez-vous, on vous le demandera immédiatement. Une fois l’enregistrement effectué, on vous envoie dans une première pièce où deux infirmières entrent d’autres informations dans un ordinateur (ne m’en demandez pas plus, je n’ai pas trop compris à quoi pouvait servir cette étape. Je pense que ces deux demoiselles réalisent une fiche à votre nom réservée aux médecins qui vont vous ausculter). Elles vous donnent un nouveau papier avec une liste interminables d’examens à réaliser : blood test, ECG (???), eyes control, nose (!!!), ears, blood pressure, and the last but not least gynecology (Oui oui c’est le même mot qu’en français. Waouh, et là on se dit, hors de question qu’un inconnu aille se balader par là, il est encore temps de s’enfuir discrètement, il y a une toute petite fenêtre sur la gauche, si je cours et que je saute personne ne remarquera mon absence).  Prenant mon courage à deux mains et me voyant déjà avec mon visa étudiant multiples entrées (ça n’a pas de prix), je décide de poursuivre l’aventure…

J’avance donc couloir 118, et entre dans la première pièce où l’on me demande d’enlever le haut et d’enfiler un peignoir ainsi que des pantoufles hygiéniques. Ok, très glamour, surtout quand il fait froid et que vous avez du tout enlever…

Ca y est, nous y sommes. Les choses sérieuses commencent. On vous mesure et vous pèse… jusque là tout va bien. Puis les tests s’enchainent, on ne comprend pas toujours tout, par exemple que l’ophtalmo vous regarde dans le nez en disant “nose ok?”. Qu’est-on censé répondre dans ces moments là à part “yes yes nose ok”… Mais tous les médecins et infirmières sont gentils, vous sourient et vous demandent inlassablement d’essayer de vous détendre (oui j’appréhendais toujours le test sanguin et le test gynéco et mes jambes ne se desserraient pas!).

Arrive le test sanguin, oula petite poussée d’adrénaline, et moi de demander avec défiance : “Are you sure, it’s a new one?”. Certes avec le recul la question paraît stupide car même si l’aiguille avait déjà servi 15 fois je doute fortement qu’on m’en aurait avertie… Au final, malgré l’impression qu’on m’avait pris la moitié de mon sang je m’en suis parfaitement sortie. Et le fameux test gynécologique tant appréhendé consistait simplement à palper le ventre pour voir si tout était en ordre.

Au final, comme souvent, beaucoup plus de peur que de mal. J’ai pu réaliser un bilan complet pour seulement 50 euros en moins d’une heure et tout s’est parfaitement passé. Les locaux sont parfaitement propres, le matériel impeccable et les médecins sympathiques. En conclusion, je suis même ravie d’avoir effectué ces tests parce que je ne vais jamais chez le médecin et c’est parfois bon de vérifier que tout tourne normalement.

J’ai reçu mes résultats aujourd’hui et suis fière d’annoncer que tout va pour le mieux. Tous les examens sont normaux et les tests de maladies dangereuses sont tous négatifs. Je suis donc, comme le précise avec poésie le rapport, “un patient qui ne présente aucune maladie hautement dangereuse pour la santé publique”. Ca soulage!

Un petit coup de gueule cependant au bureau de mon immeuble qui avait ouvert l’enveloppe alors qu’il était bien stipulé en GROS, GRAS et ROUGE “Private & confidential”…. Que des petits curieux tout de même!

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Le 23 février 2009

Parce que parfois ….

Je remercie ceux qui ont complimenté ma prose et m’excuse par avance auprès de ces derniers car cet article manquera probablement de poésie. Car oui, il s’agit bien d’un coup de gueule parce que parfois on en a marre de se faire en…..!!!!

Je m’explique. En effet, il est coutume que les commerçants pratiquent des prix plus élevés pour les étrangers. Alors, ok ça passe à peu près à Qipu lu et dans les marchés pour touristes mais dans les marchés alimentaires c’est vraiment agaçant. Nous sommes encore nouveaux ici et il est souvent difficile de se faire une idée précise des prix. De plus, comme nous ne parlons pas la langue, on finit par faire confiance aux commerçants surtout quand l’on est client régulier voire quotidien. Mais voilà il s’avère que cela ne les empêche pas de vous “couillonner” jour après jour et avec le sourire s’il vous plait.

Les gens ont tendance à croire que parce que l’on est blanc, on roule sur l’or et qu’ils peuvent donc nous faire payer 3 ou 4 fois plus cher que leurs concitoyens. Mais zut à la fin, personne ne se dit qu’à force de tout payer plus cher, il ne nous reste plus rien à la fin du mois… Et quand bien même il nous resterait quelque chose, ces pratiques ont un nom simple : la discrimination. Et croyez-moi elle n’est pas positive celle-ci.

Alors certes, on me rétorquera que nous sommes dans une culture de la négociation… ok mais faut-il pousser le vice jusqu’à devoir négocier ses buns ou ses tomates … honnêtement c’est beaucoup d’énergie perdue d’autant plus que lorsque vous contestez une troupe d’ahuris Chinois se forme en deux minutes et que bien souvent le commerçant ne reconnait pas son tort et maintient dur comme fer qu’il est dans son bon droit.

Je vais vous citer quelques exemples :

A) Je me rends chaque jour dans le même petit marché faire mes courses. Ce soir là, je veux acheter des tomates. J’en prends 10, les choisis soigneusement même si je remarque qu’elles sont de qualité moyenne. Je m’attends à payer 8-9 kwais et la commerçante me sort en toute confiance 35… !!!!!!! 35 ca fait 4 euros, c’est plus cher qu’en France pour des tomates qui ne sortiraient même pas du champ de l’agriculteur chez nous et finiraient dans les gamelles des cochons. Là je proteste, et la commerçante ne lâche rien. Exaspérée, je finis par tout laisser sur place et aller chez le voisin ou j’ai payé 10 kwais…

B) Tous les jours j’achète du maïs vendu sur le bord de la route. C’est un bon petit casse-croute et c’est garanti low fat. Le prix varie entre 1 et 2 kwais. Mais dans 90% des cas on m’en demande 3 ou 4 voire même 5. J’ai ma petite vendeuse attitrée mais comme tout travailleur, il lui arrive de se prendre des jours de congé (je ne peux pas lui en vouloir). Voilà que lorsqu’elle n’est pas là, ceux qui la remplacent, me demandent le double de ce que je paye habituellement pour EXACTEMENT le même produit. Que faire, surtout qu’encore une fois, ils ne démordent pas et attendent que vous cédiez.

C) Enfin, laissez-moi vous conter ce qui m’a mise hors de moi il y a deux jours. Depuis 4 mois, tous les jours, je précise bien tous les jours car il n’y a pas une journée où je ne rends pas une petite visite à la vendeuse de buns. Depuis 4 mois j’en prends 6 par jour et paye 6 kwais. N’ayant aucune idée du prix je m’incline et accepte partant du postulat stupide qu’elle est honnête et n’essaye pas de me rouler. Mais voilà, première chose qui m’a mis la puce à l’oreille: il y a deux semaines, je rentrais tard de Pékin  et j’ai demandé à mon Loulou d’aller chercher les buns à ma place… et devinez quoi ! Pour 6 buns il a payé 4 kwais … hum hum. Peut-être que le mari de la vendeuse qui l’a servi a un petit faible … je ne relève donc pas plus que cela. Le weekend dernier ce n’est pas le couple habituel qui est là mais un petit jeune à la coupe de cheveux improbable. Je lui demande donc 6 buns et lui donne un billet de 20 yuans. Il me rend la monnaie et je m’aperçois que j’ai  16,5 yuans en main. Perplexe et remettant clairement en cause mes capacités mathématiques je reprends mon chemin mais tout cela commence à trotter tout de même dans mon esprit. Le lendemain j’y retourne, et c’est le même jeune homme qui est présent. Je lui demande 6 buns comme d’habitude mais cette fois je lui donne 10 yuans (je me dis intérieurement qu’il y a moins de chance qu’il se trompe sur la monnaie et qu’il me sera plus simple de vérifier le compte en quelques secondes) et là il me rend 6,5. C’est bien ça, je viens de payer 3,5 kwais les buns que je paye 6 kwais depuis 4 mois. Si vous faîtes le calcul, à l’année ca commence à faire chère l’arnaque. A ce moment précis, je les ai tous haïs, sincèrement et je m’en excuse pour les gens honnêtes de ce pays. Mais, que suis-je censée ressentir quand depuis 4 mois j’arrive avec le sourire et que je paye quasiment deux fois le prix d’un produit aussi banal qu’un bun (pour rappel: boule de farine de riz avec de l’eau)? Je me sentais à la fois humiliée et remplie de haine.

Alors aujourd’hui, avec mes trois mots de chinois, j’arrive au stand de la vendeuse et lui demande 6 buns et essaye de lui expliquer que j’ai payé 3,5 kwais les jours précédents. Mais la communication est compliquée, le ton monte des deux côtés et 5, puis 10 puis 15 chinois s’attroupent autour de nous et regardent intrigués ce qui se passe. Finalement, je m’incline et paye 6 kwais. Mais ca me reste au travers de la gorge et je suis vraiment en colère parce que c’est la même chose tous les jours et on ne peut faire confiance à personne. Dès que l’on veut acheter quelque chose on prend le risque de payer deux fois ou 10 fois plus cher juste parce qu’on est blanc et à la fin, croyez-moi c’est vraiment insupportable.  Donc voilà, si quelqu’un m’entend, ARRETEZ de tout nous faire payer plus cher parce qu’au final vous allez perdre de bons clients réguliers et sympathiques.

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Le 23 février 2009

Retour sur les bancs de l’école

Bonsoir à tous,

Ca y est, les vacances sont terminées! Et je dois avouer avec certes un doigt de honte: ca passe vite 4 mois de vacances!! Fini les grasses matinées jusqu’à 14h suivies d’une sieste de 16 à 18; les journées au sport ou les journées de balade dans les coins cachés de la ville … Retour à l’activité. Langue chinoise et tons mystères me voilà!!

J’ai déjà eu un petit aperçu vendredi car se tenait l’opening ceremony; un moment très solennel au cours duquel les professeurs et responsables vous souhaitent la bienvenue et vous rappellent l’importance de venir en cours et de ne pas trop faire la fête (les étudiants sont donc si prévisibles??). Ils avaient fait ça bien en décorant la scène avec de nombreuses fleurs. En revanche la traduction de chaque phrase en 4 langues différentes a rendu l’ensemble quelque peu indigeste, je dois le reconnaître.

Toujours est-il, j’étais aux aguets ce matin. Levée à 5h, prête à 7h je me suis retrouvée à courir après un taxi dès 7h15. Après ce réveil quelque peu difficile mais rempli d’excitation me voilà arrivée à l’université à 8h pétante serrant dans mes petites mains gelées mon papier indiquant : Level 1 / Class 2 / suivi du nom d’un bâtiment parfaitement inconnu au bataillon.  Mais j’avais prévu, j’étais arrivée 30 minutes avant le début de mon cours, histoire de ne pas arriver en retard le premier jour… (ça fait mauvais effet).  Au final, le fameux bâtiment mystère au nom très chinois était l’unique bâtiment réservé aux étudiants étrangers … peu de risque de se tromper à l’avenir.

J’ai donc commencé par 1h30 de Reading et enchainé par 1h30 de Listening. Nous sommes environ 15 étudiants venus d’un peu partout dans le monde et tous parfaitement débutants en chinois (ce qui est rassurant dans mon cas :) ). Cette première journée s’est très bien passée et malgré le fait que je sens d’ores-et-déjà la difficulté de cette langue et perçois déjà les longs moments d’incompréhension, de “largage” et les heures interminables à apprendre les tons et le vocabulaire qui m’attendent pour les six prochains mois, je suis ravie d’attaquer cette nouvelle étape et de me lancer dans cette aventure.

Je vous laisse donc et m’en vais faire mes premiers exercices comme toute bonne étudiante consciencieuse que je suis.

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Le 15 avril 2009

Observations de la culture chinoise

Bonjour à tous, après un long silence, je reviens à l’écriture de mon blog et espère que cet article vous en apprendra plus sur la culture chinoise.

Cet article porte sur la culture chinoise observée au quotidien. Il ne s’agit pas d’une analyse de la culture au sens noble, artistique ou littéraire mais plutôt d’une observation jour après jour que je peux effectuer en me promenant dans les rues de Shanghai.

1)      Le crachat

On a beau nous prévenir, rien n’y fait, lorsque nous arrivons à Shanghai nous sommes forcément intrigués par les raclages de gorges qui nous entourent si souvent. En effet, les Chinois crachent énormément et ici, ce geste n’a absolument pas la même connotation que par chez nous. N’y voyez rien de vulgaire, grossier ou injurieux, non pas du tout, il s’agit simplement d’un « soulagement naturel ».

Le crachat peut se pratiquer dans à peu près n’importe quel lieu. Par exemple, il m’est arrivé plus d’une fois de trouver des crachats dans l’ascenseur…    Pas forcément très plaisant je vous l’accorde.

Je ne suis pas sûre, mais je pense que dans la culture chinoise il est naturel de laisser le corps s’exprimer. Car il est également très fréquent d’entendre de petits sons provenant de la bouche après un repas ou un snack si vous voyez à quoi je fais référence.  De la même manière, les Chinois (les plus pauvres d’entre eux) ont pour coutume de se moucher dans leurs mains.

A Pékin, comme partout en Chine, le crachat était une habitude culturelle. Toutefois, pour les Jeux Olympiques, les autorités Pékinoises ont décrété le crachat interdit dans la ville historique. Après des mois et des mois de politique stricte et punitive, les Pékinois ont changé leurs habitudes et ont cessé de cracher dans la rue ce qui surprend en réalité lorsque l’on arrive à Pékin parce que l’on ne se sent plus vraiment en Chine.

2)      La distance interpersonnelle

Dans chaque culture il existe une distance interpersonnelle entre les individus. Naturellement on restera à une certaine distance d’un inconnu, on sera plus proche d’une personne familière et on sera encore plus proche de notre partenaire de vie. En France la distance interpersonnelle est moyenne alors qu’elle est plus importante dans les pays anglo-saxons et plus restreinte dans les pays latins. En Chine, densité de population oblige, il n’existe pas vraiment de distance interpersonnelle. Dans la rue, les bars, les transports en commun ou les magasins les gens sont donc très proches de vous, parfois collés à vous et les bousculades sont permanentes. En effet, quel meilleur moyen de pouvoir avancer que de pousser ceux qui sont autour de vous.

Pour nous cela peut être très dérangeant. Nous ne sommes pas accoutumés à une telle proximité avec des inconnus. J’ai abandonné l’idée de prendre les transports en commun car dès que je sens le souffle d’un inconnu dans mon cou, je panique… Et dans les marchés et lieux publiques je fais de mon mieux pour garder mon calme lorsque je suis bousculée dans tous les sens sans raison apparente. Encore une fois n’y voyez pas une agression, juste une habitude culturelle de se battre en permanence pour avoir un peu d’espace.

3)      Le rythme de vie

En France, en moyenne, les gens se lèvent à 6-7h du matin, prennent leur petit-déjeuner, puis partent travailler. Ils prennent leur déjeuner vers 12h – 13h puis dînent entre 19h et 21h. Enfin ils vont se coucher vers 23h. En Chine, le rythme de vie est très différent. En effet, les Chinois se lèvent vers 5h, déjeunent vers 11h et dinent vers 17-18h pour ensuite aller se coucher vers 21h. Ils suivent davantage le cycle du soleil.

C’est la raison pour laquelle de nombreux restaurants traditionnels ferment leurs portes vers 21h ce qui entraine parfois, pour nous nocturnes expatriés, de petites désillusions lorsque notre soirée commence à 22H.

Les Chinois contrairement aux Hongkongais aiment prendre leur temps, rester rêver sur un banc lorsqu’il fait beau ou aller se promener dans un parc avec leurs oiseaux en cage. Ils aiment également passer du temps en famille. Le dimanche par exemple est un jour souvent réservé aux repas familiaux et aux balades en famille dans les parcs. Les grands-parents adorent la plupart du temps prendre soin de leurs petits enfants. On les voit dans les parcs courir après un petit bout rebelle, le faire tournoyer dans leurs bras et le faire jouer avec un ballon. Ils retrouvent en quelque sorte une seconde jeunesse. En tout cas, tous apprécient grandement ces moments et sont heureux de pouvoir les partager avec leur descendance.

Enfin, les Chinois sont très courageux. La plupart travaille 7 jours sur 7 et rares sont les jours de vacances.  En revanche lorsqu’ils ont un jour de congé, ils sont vraiment ravis et profitent de ce jour comme  de véritables vacances.

4)      Le look

S’il existe une idée du kitch et du too much alors elle est chinoise. En effet les Chinoises, surtout les jeunes, adorent les strass, les faux diamants, le simili cuir, et tout ce qui brille en général. De plus, elles adorent le rose, les froufrous, les mini-jupes et les talons aiguilles. Ici la marque Hello Kitty est devenue un véritable symbole national.

Les jeunes garçons adorent adopter le style urban hip-hop et revêtent longs tee-shirts et pantalons larges sans oublier la casquette.

Il arrive quotidiennement de voir des Chinois sortir en pyjama pilou-pilou. Vous savez ces pyjamas hideux, en polaire avec des nounours que l’on porte l’hiver lorsque l’on est célibataire… et bien oui ceux là mêmes, je vois que vous aussi vous en avez un caché au fond de votre placard. Et bien les Chinois se parent de leurs pantoufles en moumoute et sortent faire leurs courses en pyjama polaire : glamour et élégance assurés. En revanche, je dois avouer que ça doit être confortable … à essayer à l’occasion.

Les personnes plus âgées s’habillent toutes plus ou moins de la même manière : petits souliers en velours, veste doudoune sans manches, petit pantalon droit et béret pour les hommes.

5)      Grignoter dans la rue

Vous trouverez toujours de quoi vous restaurer dans la rue. En effet, à chaque coin de rue, vous trouverez un petit vendeur de brochettes, de crêpes ou de maïs. Pour 2 à 5 Kuai vous trouverez votre bonheur que vous soyez un amateur de viande, de fruits ou de toute autre chose. Cela fait partie des bons côtés de ce charmant pays.

6)      Le thé

Le thé est la boisson quotidienne des Chinois. Ils boivent du thé comme nous buvons de l’eau. Chaque Chinois transporte toute la journée sa petite bouteille d’eau dans laquelle flottent les feuilles de thé. Vous trouverez toutes sortes de thé en Chine mais la plupart des Chinois sont friands de thé vert.

La Cérémonie du thé est un rituel ancestral en Chine. C’est un moment de douceur, de plaisir et d’explosion de saveurs. Vous pouvez vous rendre dans une maison du thé, là vous choisissez le type de thé que vous souhaitez déguster. Ensuite un serveur arrive muni d’un plateau troué, d’une théière,  d’un petit pot de sucre et de divers petits récipients. Lentement il infuse le thé puis le transfère d’un récipient à l’autre pour assurer la libération des saveurs, ensuite il ajoute le sucre et répète le rituel autant de fois que vous le souhaitez. Ce rituel est très agréable et m’a définitivement réconciliée avec le thé.  Depuis j’en bois quotidiennement et essaye diverses variétés.

7)      La gastronomie

En France, on résume la gastronomie chinoise aux raviolis à la crevette, aux chips, et au bœuf aux oignons. Toutefois, il faut savoir qu’il s’agit de la deuxième cuisine la plus riche et variée au monde après la cuisine française. La diversité des plats est impressionnante et on observe un réel régionalisme de la gastronomie locale. Je pense que ma cuisine préférée est celle de la région de Xian car elle est composée de plus de légumes et est en général moins grasse que les autres cuisines du reste de la Chine.

Les plats sont souvent assez gras et sont, pour la plupart composés de viande ou de poisson. A mon grand désespoir, il est rare de trouver des plats végétariens sur les menus chinois. Il s’agit souvent de soupes dans lesquelles sont mélangés des légumes, de la viande est des nouilles. Mais une fois encore la diversité des plats et les différences qui existent d’une région à l’autre m’empêchent de généraliser.

Un must de la gastronomie chinoise est le Hot Pot. Au restaurant, devant vous, se trouve une marmite d’eau ou d’huile bouillante. Vous commandez les ingrédients que vous plongez ensuite dans le liquide bouillant. Il s’agit en quelque sorte d’une fondue mais la diversité des combinaisons est plus importante que pour nos fondues françaises savoyarde ou bretonne.

Parmi les curiosités, les Shanghaiens aiment manger les têtes de poisson en soupe, les tortues, les crapauds et les poussins. N’ayant jamais gouté je ne peux me prononcer sur les qualités gustatives de ces plats.

Voici une liste de quelques plats de résistance que l’on peut trouver sur les menus chinois. Bon appétit :

Main Dishes
Vegetables Shū cài 蔬菜
Sweet and sour eggplant Táng cú zi 糖醋茄子
Fried eggplant with garlic Yú xiāng qié zi 鱼香茄子
Fried eggplant Shāo qié zi 烧茄子
Deep fried eggplant Zhá qié zi 炸茄子
Green vegetable + mushrooms Xiāng gū yóu cài 香菇油菜
Mushroom +bamboo shoots Chǎo èr dōng 炒二冬
Stir fried tomato and egg xi 1hóng sh4 chǎo dàn 西红柿炒蛋
Lettuce and oyster sauce háo yóu shēng cài 蚝油生菜
Broccoli and oyster sauce Háo yóu xī lán huā 蚝油西兰花
Stir-fried sour bean sprouts Chǎo dòu yá 炒豆牙
Stir-fried spinach sù chǎo bǒcài 素炒菠菜
Fresh French beans Xiān mó biǎn dòu 鲜蘑扁豆
Snow peas + white fungus Bīng xuě yín ěr 冰雪银耳
Vermicelli + spicy minced meat Mǎ yǐ shàng shù 蚂蚁上树
Eggplant, potato + green pepper Dì sān xiān 第三鲜
A sort of spinach Suān róng mù er 蒜茸木耳
Vegetables on sizzling rice Shū cài guō ba 蔬菜锅巴
Dry fried baby corn Gān shǎo yù mǐ sǔn 干烧玉米笋
Tiger skin chili pepper Hǔ pí jiān jiāo 虎皮尖椒
Asparagus Lú sǔn 芦笋
Bamboo shoot Zhúsǔn 竹笋

Dried fried chicken and onion Cōng kǎo jī yì sī 葱考鸡翼丝
Sliced chicken with scallions Cōng yóu jī 葱油鸡
Chicken in wine Zuì jī 醉鸡
Poached chicken in brown sauce báizhǎn jī 白斩鸡
Fried chicken in slices Liū jī piànr 熘鸡片
Beijing roast duck Běi jīng kǎo yā 北京烤鸭
Deep fried chicken Zhá jī pái 炸鸡排
Charcoal-baked marinade Jiào huā jī 叫花鸡

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Le 17 mai 2009

Petit point sur mon expérience

Bonjour à tous,

Voici maintenant un an que j’ai quitté ma vie en France, ma famille, mes amis, mes petites habitudes. Qu’une grande page de ma vie s’est tournée, que j’ai terminé l’université, quitté mon appartement et décollé pour Hong Kong à plus de 10000 km de tout cela. Et aujourd’hui je m’apprête à ouvrir une nouvelle page de ma vie avec l’entrée dans le monde professionnel. Il est donc temps de faire un point sur l’année qui vient de s’écouler.

En un an ma vie a connu de nombreux rebondissements. L’expérience hongkongaise fut très enrichissante, mon stage passionnant, et j’ai beaucoup appris de cette période de mon existence. Je pense que j’en suis sortie moins matérialiste et plus hédoniste : envie de profiter de la vie en toute simplicité sans forcément chercher à tout faire dans l’extrême.

Après les dernières semaines à Hong Kong qui furent particulièrement stressantes à cause du déménagement, les semaines de vacances que je me suis accordées m’ont fait le plus grand bien et permis de faire le point sur les six mois particulièrement intenses qui venaient de s’écouler. Le bonheur d’avoir une jolie maison, de voir plus souvent mon Loulou et de partager son quotidien sans oublier la joie incommensurable (et je pèse mes mots) de retrouver mes boules de poils cachées sous la couette.

Les six mois qui se déroulent en ce moment sont du 100% plaisir pour moi. Contrairement à d’autres, je ne suis pas encore prise dans la tempête de la recherche d’emploi en temps de crise et j’ai la chance d’être dans une des régions les plus épargnées dans le monde. Mes horaires sont tranquilles : 5h de travail par jour en moyenne. Je peux me permettre de sortir, faire un peu de shopping, passer du temps avec mes amis, faire du sport et profiter de ma petite famille à Shanghai. Dans ces moments là, une petite voix au fond de nous nous murmure de continuer ainsi. Au final, ma vie est parfaite en ce moment, j’ai clairement tout ce dont j’ai besoin même si ma famille, mes amis et mon pays me manquent très souvent. Tout cela pour dire que le rythme de vie que j’ai en ce moment me convient parfaitement et qu’au fond de moi j’appréhende peut-être un peu les mois suivants la fin de mon semestre à Jiao Tong. Trouver un nouveau travail : où, quand, comment, pour faire quoi, dans quel contexte ? Est-ce que je vais trouver facilement ? Est-ce que ce travail me plaira ? Quelles en seront les modalités ??? Pour le moment je navigue dans le flou le plus complet et comme souvent cela m’inquiète un petit peu. Je me rappelle m’être dit exactement la même chose l’an passée lorsque je cherchais désespérément un stage et au final le changement fut très positif.

Toujours est-il que cette année fut très enrichissante pour moi. Parfois perturbante, parfois exaspérante, parfois inquiétante, parfois très déprimante mais également joyeuse, excitante, incroyable par ce que j’y ai vécu et très réussie ! Quelques crises de nerfs mémorables, d’énormes « pétages » de plomb et chocs culturels, des moments de désespoirs parfois aussi et puis une quantité astronomique d’excellents souvenirs, de fous rires, de jolies rencontres, de nouvelles amitiés, de découvertes extraordinaires et de moments qui, je l’espère, resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

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Le 17 mai 2009

Observation de la culture chinoise (2e partie)

Bonjour à tous,

Dans cet article je vais ajouter quelques exemples de particularités culturelles qui m’ont surprise cette semaine ou qui me trottent depuis quelques temps.

-          La nudité

Lorsque je suis arrivée à Shanghai, on m’avait bien dit qu’il s’agissait d’un pays collectiviste. Toutefois j’imaginais les Chinoises comme des femmes timides et réservées… Jolie idée préconçue ! Lorsqu’elles sont entre elles, les femmes n’ont aucune pudeur ou aucun sentiment d’inconfort. En effet, quel ne fut pas mon choc lorsque je suis entrée pour la première fois dans les vestiaires féminins du club de sport que je fréquente et que je me suis retrouvée nez à nez avec une centaine de femmes INTEGRALEMENT nues… Autant vous dire que j’étais particulièrement mal à l’aise et ne savais pas où poser mon regard ; j’arrivais donc les yeux baissés déjà toute apprêtée pour mon sport et repartais de la même manière : yeux baissés et toute habillée. Mais ce qui m’a surprise et me surprend encore à chaque fois que je vais au sport c’est que les femmes ne sont absolument pas mal à l’aise et que je suis bien la seule à être aussi pudique. Sans problème, elles sont nues et conversent devant le miroir, se sèchent les endroits intimes avec les sèche-cheveux collectifs, se font des masques à l’argile ou gèrent leurs problèmes menstruels devant leurs congénères…

De leur point de vue, un rapport entre femme est totalement asexué d’une part et toutes les femmes sont constituées de la même manière d’autre part : pourquoi donc se cacher ? Je n’essaierais pas de défendre mon point de vue ici ou de convaincre qui que ce soit qu’il est préférable de changer de serviette hygiénique dans un endroit privé … non je suis totalement consciente qu’il s’agit d’une habitude culturelle et que ces gestes sont totalement naturels pour les Chinoises tous âges et classes sociales confondus.

Non c’est bien à moi et à moi seule qu’il revient de m’adapter et de gérer mon propre inconfort dans ce genre de situation parce que croyez-moi je suis bien la seule à être inconfortable dans ces moments là.

La seule solution que j’ai trouvée est d’occuper un petit coin fermé pour me changer puis d’aller toute habillée dans la douche, et d’en ressortir de la même manière toute habillée. Je vous l’accorde c’est assez peu pratique surtout quand on est encore tout moite et que l’on tente désespérément d’enfiler un pantalon … Toutefois pour celles un peu pudiques comme moi, il semble que ce soit la seule solution. En tout cas sachez qu’il n’y a aucun problème en Chine d’être intégralement nu devant 100 personnes du même sexe (je précise tout de même) dans un vestiaire.

-          Mais qu’est-ce que c’est ??

Alors que j’étais dans le fameux vestiaire évoqué ci-dessus, j’ai remarqué à plusieurs reprises des femmes ayant d’énormes bleus de forme ronde partout dans le dos. Je sais bien qu’il est assez inconvenant de regarder la personne nue à vos côtés dans le vestiaire mais je vous promets que ces marques ne passent pas inaperçues et que j’ai vraiment fait tout mon possible pour ne par regarder avec surprise et insistance. Mais les femmes que je voyais avaient des dizaines de cercles violets d’environ 5 à 7 cm de diamètre. Alors forcément mon imagination débordante à commencer à courir dans tous les sens. Lorsque j’ai vu la première femme, c’était la toute première fois de ma vie que je voyais une telle chose et je ne me doutais pas que cela pouvait exister sur d’autres être humains (croyez-moi c’est particulièrement inesthétique). Mon esprit a donc commencé à analyser la chose pour en trouver la provenance : immédiatement j’ai réalisé une liste d’hypothèses qui allaient de la maladie, en passant par la violence conjugale et finissant par de nouveaux traitements anti-âge, des allergies vraiment virulentes ou un maquillage durable pour les besoins d’un film sur les extraterrestres. Entre temps j’avais aussi pensé à un quelconque traitement expérimental ou encore à des tatouages qui auraient mal tournés.

Lorsque j’ai vu une deuxième femme porter les mêmes marques j’ai commencé à me dire qu’il s’agissait d’une épidémie ou de quelque chose du même genre (avec toutes leurs idées de grippe A et autres on commence à voir le mal partout).

J’ai donc décidé de faire mes petites recherches. Il s’agissait forcément de quelque chose d’assez douloureux dans la mesure où la chose produit de gros hématomes et de non-naturel parce que les cercles étaient bien proportionnés. Une fois cela établi, je n’avais toujours pas la moindre idée de ce que cela pouvait être. Après avoir interrogé plusieurs de mes amis j’ai finalement découvert de quoi il s’agit : ces cercles proviennent de ventouses chaudes appliquées sur la peau pour faire sortir les énergies négatives du corps. Il s’agit d’une sorte de massage qui laisse des traces pendant environ 7 jours sur vôtre corps. Personnellement j’associe plus cela à du masochisme tout comme les massages traditionnels chinois d’ailleurs qui me procurent plus d’intenses douleurs qu’une agréable sensation de détente…

Toujours est-il Mesdames sachez qu’il existe ici une technique révolutionnaire pour vous débarrasser de vos énergies négatives et de votre mauvais stress…

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Le 17 Mai 2009

La langue chinoise adore les doubles-sens …

Ceux avec qui je converse fréquemment savaient que j’avais été baptisée avec un nom chinois à mon arrivée à Shanghai. Je m’appelais Fei hua soit littéralement Petite fleur qui vole. Je trouvais cela romantique, poétique et écologique et était par conséquent particulièrement fière et satisfaite de mon nom. J’avais même hésité à le faire inscrire sur mon permis résident 6 mois parce que la police nous le demande en général. Au final j’avais décliné pour la simple et bonne raison que je ne connaissais pas les caractères correspondant à mon joli nom : forte heureuse que j’ai été !

En classe j’avais bien demandé aux professeurs de m’appeler Fei hua et était donc connue et reconnue comme telle dans les cercles de locaux ici.

Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes lorsqu’un jour j’ai mal prononcé mon nom. Et oui en chinois il y a des tons sur chaque syllabe et en fonction du ton la signification du nom varie. Et voilà qu’avec cette nouvelle prononciation (sans modifier l’orthographe en pinyin du mot) mon nom signifiait « connerie ». Je réalisais ainsi que depuis 3 mois je m’appelais « connerie ». C’était donc « Connerie répond à la question ! » « Connerie peux-tu venir ici ? » «  Connerie tu sors vendredi soir ? » etc… J’ai trouvé cela à la fois très drôle et horriblement humiliant surtout que mon Loulou connaissait le deuxième sens du terme depuis deux mois et n’avait pas osé me le dire…

Bref après cette courte période d’intense humiliation quotidienne j’ai été rebaptisée. Cette fois j’ai demandé à la plus sérieuse de mes professeurs et je m’appelle désormais Yun Yué ou le « Nuage et la Lune » en français. Bon au final ce n’est pas mal non plus et je me suis largement renseignée pour savoir si cette expression avait un autre sens ou non… Apparemment non, je devrais être épargnée sur ce point. (Merci Annan pour ta franchise !).

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Le 17 mai 2009

Les actrices Françaises font la Une.

Cette semaine la presse chinoise honore les actrices Françaises et trois grands magazines font leur une avec nos actrices nationales : l’une est accordée à Juliette Binoche, l’autre à Sophie Marceau et la troisième à Audrey Tautou. Il est très rare de voir des unes locales consacrées à des personnages Français mais cette semaine nous réalisons un très joli score. Chapeau donc à nos trois drôles de dames !

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Le 17 mai 2009

Le ras-le-bol de la semaine de la Chine.

Et oui, on n’y échappe pas, parfois le choc culturel nous revient en plein visage et nous n’avons qu’une seule envie : nous cacher sous la couette ou prendre le premier avion pour Charles de Gaulle. J’ai été dans cette configuration toute la semaine : assez de ne jamais comprendre ce que l’on me dit, assez de ne pas pouvoir m’exprimer lorsque j’ai quelque chose à dire, assez de me faire bousculer, crier dessus, refuser des choses simples sans raison apparente, assez du bruit, assez du rapport des Chinois à l’argent, assez de la foule permanente … bref assez de la Chine.

Je me suis donc accordé un weekend 100% franco/français. Parce que parfois on en a aussi besoin !

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Le 28 mai 2009

Dragon boat Festival

Bonsoir à tous,

Aujourd’hui est un jour férié en Chine (j’adore les jours fériés car ils sont comme un cadeau.  Nous n’avons rien fait pour les mériter et pourtant ils arrivent et nous offrent une journée hors du temps et du quotidien, c’est tellement agréable!)

La Chine célèbre donc aujourd’hui le Dragon Boat Festival. Il s’agit d’une fête ancestrale organisée tous les ans le 5e jour du 5e mois lunaire.

Des courses de bateaux sont organisées sur toutes les rivières et les fleuves de Chine. Les bateaux sont restés traditionnels, il s’agit d’embarcations ressemblant fortement à des avirons avec environ 10 personnes qui rament au rythme d’un tambour.

D’après la version la plus répandue, l’origine du Dragon Boat Festival remonte à plus de 2 500 ans, au jour où Qu Yuan, héros populaire désabusé (de la corruption rampante du régime), se jeta dans les eaux du fleuve Mi Lo. Pour lui rendre hommage, le peuple se rendit sur les bords du fleuve tandis que des pêcheurs à bord de leurs barques tentaient de retrouver son corps.

Il est dit que certains d’entre eux jouèrent du tambour pour éloigner les poissons et que d’autres jetèrent à l’eau des boulettes de riz gluant, afin d’éviter que le corps de Qu Yuan ne soit dévoré par les hôtes du fleuve. Aujourd’hui, ces boulettes de riz gluant sont devenues le plat emblématique du festival. Elles sont accompagnées d’une garniture et entourées de feuilles de bambou.

Avec mon Loulou nous nous sommes donc rendus au bord du fleuve pour regarder les courses. Nous avons failli raté l’évènement car nous ignorions que les courses commençaient à 14h30 et se terminaient environ 40 minutes plus tard autant vous dire qu’il vaut mieux arriver à l’heure (ce qui n’est pas mon fort comme ceux qui me connaissent le savent).

Sans surprise l’espace était bondé de monde mais étrangement peu d’emplacements avaient été aménagés pour que les gens puissent admirer la course. Nous avons donc  du nous résigner à suivre l’évènement depuis un pont et à travers une toile en plastique (d’où l’espace flou au premier plan de mes photos) … pas très pratique je vous l’accorde mais tellement typique de la Chine.

Nous avons pu voir toutes les courses. L’évènement est très court mais l’ambiance est conviviale et familiale. Les bateaux sont typiques et il est intriguant de voir un joueur de tambour installé sur chaque embarcation pour donner le rythme aux rameurs. J’ai par ailleurs remarqué que les rames étaient particulièrement courtes et que les sportifs semblaient au final ramer avec leurs mains. Mais apparemment les gens trouvaient cela pratique il y a 2500 ans dans la mesure où  les Chinois ont décidé de reproduire précisément les mêmes bateaux et accessoires qu’à l’époque.  Je ne suis pas ingénieur, et je n’ai pas vécu il y a 3000 ans mais personnellement je les aurais faites plus longues histoire de ne pas trop se mouiller!

Nous n’avons malheureusement pas trouvé de boulettes de riz donc je ne pourrais pas vous les décrire mais ma professeur de Speaking a expliqué pendant le cours que les étrangers ne les appréciaient pas vraiment dans la mesure où l’ensemble est très gluant. J’aurais tout de même aimé pouvoir me faire un avis sur la question et si j’en trouve je ne manquerai pas de vous faire partager cette expérience.

Je vous souhaite donc un très bon Dragon boat festival et vous invite à regarder les photos!

A bientôt

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Le 15 juin 2009,

Dans la peau d’une petite contrôleuse

Bonsoir à tous,

Pour rendre service à un ami, vivre une nouvelle expérience et arrondir quelque peu la fin du mois (ou plutôt pour me payer cette jolie robe qui me faisait de l’œil déjà depuis quelques temps) j’ai accepté de partir effectuer un contrôle qualité dans une usine à 3h de Shanghai.

Me voilà donc levée à 4h du matin remplie d’angoisse et d’appréhension. Je m’active pendant 2 longues heures, vérifie et revérifie consciencieusement mon sac afin de m’assurer que je n’ai rien oublié, et relis attentivement les étapes de ma journée.

A 6h15 précises je décolle de l’appartement armée de mon petit sac à dos, de mes habits de sport (pour être à l’aise toute la journée) et de mes petites chaussettes rayées Snoopy qui dépassent désormais de mon pantalon depuis que la maid a décidé de rétrécir ma garde-robe en faisant la lessive. Un peu ridicule, largement cernée, complètement stressée et copiant fortement le cliché de la petite contrôleuse me voilà partie pour cette aventure en commençant par la gare de bus.

Les gares de bus en Chine sont sans comparaison avec les nôtres. Les Chinois prennent énormément le bus ce qui donne à ces endroits des airs d’aéroport. Des terminaux (et oui au pluriel) énormes qui regorgent de portes différentes, des portiques de sécurité où l’on contrôle vos affaires, des salles d’attente et des cafétérias histoire de tuer le temps. J’arrive totalement perdue à 6h50. Assez rassurée je me dis qu’il me reste 30 minutes pour prendre le bus sans avoir aucune idée de ce qui m’attend. Le taxi me dépose donc devant une entrée, naïve je rentre (que pouvais-je faire d’autre ? ) … mais non, cette entrée là était réservée pour quelque chose d’autre apparemment puisqu’un garde me bondit dessus gesticulant et tentant de m’expliquer assez strictement quelque chose. Comme toujours je ne comprends rien, prends quelque peu la mouche et tente de trouver l’entrée pour trouver ensuite le bon bus. Les choses commencent déjà à se compliquer et il n’est 7h du matin (moi qui déteste tant cette partie de la journée j’étais ravie!). Une personne agréable me montre une autre entrée vers laquelle je me dirige immédiatement. Cette deuxième tentative est la bonne! Je m’attends alors à arriver dans un grand parking et à sauter dans le premier bus que j’aperçois. Mais non, voilà que je débarque dans un immense espace bondé de monde avec des panneaux qui clignotent dans tous les sens. On me demande de poser mon sac au portique de sécurité et une soudaine angoisse monte en moi lorsque je prends conscience que je n’ai pas mon passeport et qu’au regard de tous ces portiques et de tous ces gardes il y a de fortes chances pour que je tombe sur un contrôle d’identité. Rien ne m’arrête, je me dis: “Aie l’air mignonne et innocente (comme on me l’avait conseillé pour mon visa aux Etats-Unis) et tout se passera bien”. C’est d’ailleurs ce que je m’empresse de faire, je prends un air à peu près confiant mais très naïf et me dirige ensuite vers les billetteries. J’avais tout prévu, je dis poliment Ni hao (Bonjour) au monsieur derrière la vitre puis sors aussitôt  mon appareil photo avec lequel j’avais soigneusement photographié le nom de la ville dans laquelle je devais me rendre en caractères chinois.  Je colle l’appareil sur la vitre pour éviter d’avoir à dire quoique ce soit en chinois car je savais pertinemment qu’il ne comprendrait pas mon accent. Je voulais éviter de me tromper de bus et d’atterrir à l’autre bout du pays.

Voilà j’ai passé les contrôles sans heurts, j’ai pris mon billet pour la bonne ville et j’ai trouvé mon bus : somme toute  assez confortable. C’est parti pour 3h de route. 3h au cours desquelles j’ai bien l’intention de me reposer un peu. Je profite un peu du paysage même si je sombre  rapidement dans un profond sommeil. 20 minutes avant l’arrivée je me réveille tel un petit automate afin de relire mes fiches.

J’arrive à l’heure prévue c’est-à-dire 10h20, je sors du bus et me retrouve dans un petit village assaillie par des taxis, chauffeurs et vendeurs en tout genre. Les gens me dévisagent et se demandent clairement ce qu’est venue faire cette petite blanche au pantalon trop court dans leur ville.

L’agent de l’usine est censé venir me prendre, mais voilà 5 - 10 -15 minutes et personne. Tous les autres passagers qui attendaient avec moi sont désormais partis et je me retrouve seule sur le trottoir, accrochée à mon sac-à-dos essayant désespérément d’ignorer les rires des Chinois qui m’observent avec peu de discrétion.  Je me sens alors comme une petite fille oubliée par ses parents à la sortie de l’école. Après 15 minutes d’attente, une voiture s’arrête de l’autre côté de la route mais personne n’en sort. J’aperçois deux hommes à l’intérieur de celle-ci. Ils me dévisagent et semblent trouver causasse la situation puisqu’ils rient gaiement. Honteuse et quelque peu effrayée je reste sur mes gardes et ne m’approche pas de la voiture. Ma maman m’a toujours dit: “ne monte pas dans la voiture d’un inconnu!”. En petite fille bien élevée, je respecte cette règle et détourne mon regard. 5 minutes s’écoulent puis un des hommes de la voiture prend son téléphone, le mien sonne alors aussitôt, je comprends qu’il s’agit de l’agent et m’approche de la voiture. Me voici embarquée avec ces deux hommes qui parlent chinois à toute vitesse et m’emmène droit dans un endroit totalement inconnu. Je suis à la fois pétrifiée d’appréhension et toute excitée de partir pour cette aventure. Toutefois, l’angoisse gagne du terrain et je me retrouve dans l’incapacité de parler quelque langage que ce soit: pendant toute la durée du trajet je reste donc silencieuse et tremblotante.

Nous arrivons dans l’usine à 11h30 et s’en suit une matinée très mouvementée (dont je ne raconterai pas le déroulement pour des raisons de confidentialité).

12h30, je décide de partir dans l’autre usine et demande alors à l’agent de m’y conduire. Mais ce dernier n’a pas tout à fait les mêmes plans, il est midi trente autrement dit l’heure du déjeuner; moment tant redouté au regard de mon régime alimentaire très contraignant. L’agent me demande ce que je veux manger et lui réponds qu’un bol de riz fera parfaitement l’affaire. Il s’offusque gentiment et me traine dans la voiture, bien décidé à me faire découvrir la gastronomie chinoise.

Nous arrivons dans un petit restaurant avec de faux plats exposés et des aquariums regorgeant de matières aquatiques en tous genres. L’agent me demande à nouveau ce que je désire déjeuner, j’insiste un peu gênée sur mon bol de riz alors il décide de laisser le chauffeur commander pour nous tous. Installés dans un petit salon privé, je vois les plats arriver en quantité importante et me demande sincèrement comment je vais réussir à ingurgiter tout cela. Même s’ils ont du mal à comprendre que je sois végétarienne, le chauffeur et l’agent font leur possible pour le tolérer et s’adapter à mes gouts tout en me faisant découvrir la gastronomie chinoise. Je me résous tout de même à avaler quelques bigorneaux moi qui trouve cela fort peu appétissant. Nous goutons différentes spécialités à base de légumes qui sont, je dois le reconnaître, délicieuses. J’ai cependant un gros doute sur les boules de farine de blé regorgeant de sucre en poudre et baignant dans un sirop. D’une part c’est extrêmement trompeur parce que l’on ne peut pas savoir ce qu’il y a dedans et d’autre part “ahhhhhhhhhh” qu’est ce que c’est sucré! Imaginez que vous enfourniez d’un seul coup une boule de sucre en poudre dans votre bouche: soudainement vous sentez le sucre croquer sous vos dents et se mélanger au sirop, un sentiment de culpabilité monte en vous car vous comprenez instantanément que ce petit excès coutera 30 minutes de sport en plus dans la semaine ….  Pas mauvais mais désastreux pour la ligne ca c’est certain…

Toujours est-il que ce déjeuner fut très enrichissant. Ce fut l’occasion de parler chinois pendant une heure et de découvrir quelques plats traditionnels.

Nous partons ensuite pour la seconde usine située dans un village aussi perdu que le premier. Pas de cafés, pas de magasins mais que des petites maisons alignées le long du trottoir central. Je suis toutefois grandement surprise de constater que ces petites maisons modestes sont quasiment toutes équipées de panneaux solaires très modernes. Je n’en crois pas mes yeux: je suis au fin fond de la Chine, dans un village qui ne paye pas de mine et toutes ces petites maisons certes mignonettes mais vétustes sont équipées de panneaux solaires. Là j’avoue que la France a accumulé un ENORME retard en la matière.

Le contrôle dans la seconde usine se termine vers 18h, le temps de remplir les documents et de régler certaines questions il est déjà 19h30 et l’agent m’annonce gentiment qu’il n’y a plus de bus à cette heure-ci et que je vais devoir partir à Ningbo prendre un autre bus. En quelques instants me voilà repartie sur les routes de Chine toujours accompagnée du chauffeur et de l’agent. Je lutte vaillamment contre la fatigue car tentant de donner une image de jeune femme forte et professionnelle. Malheureusement la route est longue et je sombre dans un profond sommeil après 30 minutes de lutte acharnée.

Soudainement  je suis réveillée par une femme d’une quarantaine d’années, complètement excitée qui hurle et gesticule dans tous les sens autour de la voiture. Aucune idée de l’endroit où nous sommes ni même de l’identité de cette personne. Soudainement elle ouvre ma portière, moi inquiète je saute sur mes affaires et les prends dans mes bras d’un geste clairement défensif. Elle n’accorde aucune attention à mon geste ni à moi d’ailleurs, non, elle est bien trop excitée et plongée dans sa conversation avec l’agent. J’essaye de comprendre quelque chose, un mot, une phrase, un indice qui pourrait éventuellement m’éclairer sur ce qui se passe. Avec mon esprit paranoïaque je commence à envisager de nombreuses hypothèses dont aucune ne me satisfait. Je viens à peine d’émerger d’un profond sommeil et je ne sais pas encore si cette scène est réelle tant elle parait surréaliste.

L’agent me dit: ” nous sommes à Ningbo, suis cette femme”, juste le temps d’opiner du chef et elle m’attrape le bras et me tire en dehors de la voiture sous une pluie battante. Je salue rapidement l’agent et harcèle la dame en question pour savoir où je vais et ce qui se passe. Elle me montre un bus et m’assure qu’il part à Shanghai.

Je monte dans l’engin surchargé de monde et de moustiques et demande au moins à 5 personnes différentes si ce bus se rend bien à Shanghai. Il est alors 22H et je suis levée depuis 4h du matin. Je m’écroule sur un siège, une jeune fille extrêmement étrange s’assoie à mes côtés. Elle me parle en chinois, je ne comprends rien et m’acharne à lui répéter : “wo ting bu dong, duibuqi, wo bu shuo hanyu” ce qui signifie littéralement: “je ne comprends pas, désolée, je ne parle pas chinois”. Mais la demoiselle s’acharne et insiste jusqu’à ce qu’une personne me soulage et accepte de traduire ses propos en anglais: “où vas-tu?”. Tout ca pour ca… qu’est ce que ca peut lui faire! Je réponds brièvement et me retourne histoire de lancer un message clair: “laisse moi tranquille”. Elle continue de se comporter d’une manière très étrange et l’ambiance de ce bus est mémorable.

Arrive minuit et un changement de bus entre les passagers qui se rendent à Shanghai et ceux qui partent à Hangzhou. Nous voilà 6 dans le bus, je sais que tout est en ordre et plonge alors dans un très profond sommeil, ma foi assez mérité !

Bilan de la journée: Exténuante mais tellement passionnante: riche en émotions, en découvertes, en adaptations culturelles et en pratique concrète de la vraie Chine. Merci de m’avoir permis de faire cette expédition!

A bientôt.

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Le 16 juin 2009

Escapade à Hangzhou

Bonsoir à tous,

Il y a deux semaines nous nous sommes offert une petite escapade romantique avec mon Loulou. Le lieu devait rester secret (même s’il m’a malencontreusement été dévoilé la veille) car il s’agissait d’une surprise.

Après avoir annulé nos plans à plusieurs reprises pour cause de mauvaise météo nous avons enfin pu prendre la route et je dois reconnaître que ce fut un plaisir. Direction Hangzhou!!

Comme l’explique très bien wikipédia:

” Hangzhou fut, de 1127 à 1279, capitale de la dynastie Song (période des Song du Sud). Quand Marco Polo arrive  à Hangzhou à la fin du 13e siècle, la ville avait été à moitié détruite par les Mongols en 1276, mais elle était encore considérée comme la plus belle ville du monde.

Le lac de l’ouest fait environ 15 km de circonférence, il est entouré de montagnes et représente l’attraction principale de la ville.”

Des amis ont très gentiment accepté de garder Cookie (notre chien). Je les en remercie d’ailleurs chaleureusement. Ceci fait, nous avons pu partir l’esprit tranquille sachant que notre petite chienne serait entre de bonnes mains.

Réveil quelque peu difficile samedi matin après la journée de contrôle en usine de vendredi mais nous décidons tout de même de partir. Nous préparons nos valises en cinq minutes et sautons dans un taxi direction la gare.

Nous parvenons à attraper un train rapide très confortable qui nous emmène à destination en 1h20 pour 63 yuans.

Je m’attendais à un village paisible mais j’ai débarqué dans une ville de 12 millions d’habitants: tellement typique de la Chine! Toutefois j’ai été très agréablement surprise en arrivant à Hangzhou.

Les alentours du lac sont très vivants la nuit. De nombreuses personnes se baladent, des spectacles sont organisés et les boutiques de luxe qui font face au lac apportent une touche de raffinement et un doux éclairage à la rue: on se croirait presque sur la côte d’Azur…

En nous baladant nous sommes par hasard tombés sur un spectacle de jet d’eau. C’était très impressionnant: de gigantesques fontaines d’eau jaillissaient de la surface du lac et prenaient différentes formes et couleurs.  Elles se dressaient face à nous et dansaient au rythme de la musique classique que crachaient les enceintes. Nous sommes restés 30 minutes au cours desquelles nous avons pu retrouver notre âme d’enfant et nous émerveiller de ce spectacle.

Après une balade nocturne sur les bords du lac et un bon repas dans un restaurant que l’on pourrait qualifier d’universel (en effet, presque toutes les cuisines du monde y étaient servies: chinoise, vietnamienne, coréenne, japonaise, italienne, fast food… c’était impressionnant et plutôt très bon).

Nous nous sommes ensuite mis en quête d’un hôtel. Je vous conseille sincèrement de réserver car nous avons eu du mal à trouver une chambre de libre. A 1h du matin nous avons pris nos quartiers dans un petit hôtel tout à côté du lac. Petit désagrément toutefois: la seule chambre encore libre n’avait que deux petits lits et non un lit double… Ce fut la première fois que nous avons fait “lit à part” avec Alex. Nous nous sommes donc résignés et j’ai joué les âmes indépendantes mais dès 7h du matin et après un cauchemar je me suis retrouvée à investir le lit simple de mon bien aimé pour me glisser dans ses bras et trouver le réconfort et la sécurité dont j’avais envie.

La journée fut douce et ensoleillée. Nous avons fait une balade de 5h au bord du lac, profité des jardins, investi les bancs pour une petite sieste improvisée et médité au bord de l’eau. L’ambiance au bord du lac est très relaxante et comme l’espace est très vaste on ne se rend pas compte de la foule qui s’y agglutine.

Le paysage était magnifique et l’atmosphère reposante et romantique. Les abord du lac sont parfaitement entretenus et aménagés. Les fleurs (dans lesquelles sont cachés des hauts parleurs) jouent de la musique traditionnelle chinoise et la végétation est vraiment agréable.

On peut aisément louer un Vélib et faire le tour du lac en vélo, louer un petit bateau pour jouer au navigateur ou choisir de se faire conduire dans les embarcations traditionnelles.

Au passage nous avons rencontré un petit écureuil que j’ai aussitôt essayé de séduire avec des morceaux de pain de mie. Il n’était pas farouche et nous a offert de jolies pauses que je me suis fait un plaisir d’immortaliser (voir galerie photos escapades).

Une fois la longue balade achevée nous sommes revenus dans le centre, avons grignoter un petit hot-pot et sommes repartis à la gare après avoir siroté une boisson fraîche dans un bar irlandais totalement désert mais fort sympathique.

Pour le train nous avons été moins chanceux au retour qu’à l’arrivée. En effet, le train était surchargé et nous n’avions pas de place assise, nous avons du nous résigner à rester 1h20 debout dans les allées à esquiver les passants et autres plateaux repas. Toutefois c’est sans regret car cela a contribué au folklore de l’expérience. Heureusement tout de même que le baccalauréat existe (jeu de notre enfance :) )

En conclusion: si vous en avez l’occasion, je vous conseille vivement de vous offrir un weekend à Hangzhou. Je pense que j’y retournerai assez régulièrement car ce lieu offre une réelle pause à la mégalopole shanghaienne.   Je vous conseille d’aller visualiser les photos du weekend (rendez-vous dans l’onglet galerie photos escapades. Elles sont à la fin du diaporama joomeo) cela vous donnera je l’espère une meilleure idée de Hangzhou et de son célèbre lac.

A bientôt

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La dream team en action

Le 14 juillet 2009

Bonjour à tous.

Je profite de me rendre compte que nous sommes le 14 Juillet pour vous souhaiter à tous une bonne fête nationale.

Qualité chinoise oblige, notre salon se dégradait à vitesse grandissante: taches sur les murs, bulles de peinture, pseudo-champignons etc… J’ai donc décidé de refaire la peinture pour redonner un petit coup de frais à notre intérieur. Mais voilà, rien ne s’est vraiment passé comme prévu …

Dès le mois de mars je m’active. Femme indépendante que je suis, je me rappelle avoir effectué de nombreux travaux dans mon appartement à Lille notamment de la peinture. Je décide donc que comme “on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même” je vais moi-même effectuer ces petits travaux. Je vais chez B&Q (l’équivalent de Leroy Merlin) et achète de la peinture nettoyable et divers outils indispensables. J’arrive à la maison et m’aperçois en premier lieu que ce que le vendeur m’a assuré être du plâtre est en fait du silicone … impossible de boucher les trous. Ensuite  je m’attaque au bureau, je commence à peindre mais me rends compte rapidement que la peinture blanche bon marché que j’avais acheté n’est pas assez épaisse pour couvrir les taches même les plus petites et que plusieurs couches n’y feront rien. Je choisis donc de mélanger le blanc à du noir et à du rose afin d’obtenir un joli lilas et me dis qu’un bureau couleur lilas c’est très joli. Satisfaite de ma solution je commence à peindre jusqu’au moment où ma peinture fait de grosses bulles et décolle la peinture en dessous…. Tout s’arrache, se décolle, se mélange … c’est un désastre. Je finis donc par me résigner et me dis qu’il vaut mieux embaucher un spécialiste local parce que visiblement je n’y connais rien aux matériaux chinois.Ayant un tout petit budget, je descends dans la rue et m’arrête dans le premier bouiboui de bricoleur de mon quartier. J’essaye de m’exprimer en chinois et tente de dire au jeune homme que je souhaite qu’il vienne chez moi effectuer un devis sans qu’il n’y ait la moindre confusion possible sur mes intentions (oui parce que la seule chose que je savais dire à l’époque en chinois était: “je veux que nous allions chez moi maintenant” … et bien sorti du contexte cela n’a plus du tout la même signification croyez-moi). A grand renfort de gestes, je parviens à me faire comprendre. Le jeune homme particulièrement mou arrive à la maison, regarde dans tous les sens et m’annonce 800 kuais (80 euros). Parfait sauf que j’ai un mauvais pressentiment et je sens qu’il va dégrader notre maison au lieu de l’embellir. Je le remercie donc et me remets en quête d’un artisan de qualité et pas trop cher.

Je décide alors de demander à l’une de mes connaissances ici si elle connait un artisan qui travaille correctement. Elle me répond par l’affirmative et arrive deux jours après avec un homme qui repère immédiatement tous les défauts et toutes les choses à réparer. Je suis ravie et excitée comme une puce jusqu’au moment où il m’annonce … 20 000 kuais  (2000 euros). Le malheureux, il a du perdre la tête… 2000 euros pour peindre un salon en blanc…. C’est sûr il me prend pour Rockfeller!! Sans surprise mon amie chinoise ne prend ma défense à aucun moment et me laisse enlisée dans ce bourbier. Après 30 minutes, il était descendu à 8000 et j’avais perdu ma patience. Une fois encore je les ai donc remerciés et gentiment congédiés.

Oui mais me voilà revenue à la case départ.  Par hasard, une amie française me dit qu’elle a fait refaire sa peinture et qu’elle en est très satisfaite. Je reprends espoir. Espoir qui fut de courte durée puisque le peintre en question n’était au final pas un peintre mais le propriétaire d’un magasin de bricolage qui avait arrêté les petits extras…. Qu’il est compliqué de faire peindre des murs en blanc!!!

Au final mon Loulou m’explique qu’un de ses amis connait quelqu’un qui travaille bien. Ok, dernière tentative. Je l’appelle, il vient, me fait un devis qui correspond à peu près à mon budget. L’affaire est dans le sac. Son arrivée était prévue lundi dernier à 9h. A 8h50, quelqu’un sonne, ravie je me dis que c’est quelqu’un de sérieux. Oui sauf que je vois arriver un homme et une femme qui ne ressemblent en rien à l’homme que j’ai contracté. Ils entrent, tournent en rond et grattent à droite à gauche pendant deux longues heures. Je commence à perdre patience et ne comprends rien à ce qui se passe. Au final, le big boss arrive et je m’oblige à être très claire avec lui: “Fais très attention à la qualité sinon je ne te paye pas”. Je suis une jeune femme de 21 ans (bon ok 23 je l’avoue), je ne parle pas leur langue et me retrouve face à trois hommes … dur dur de se faire entendre et respecter. Mais s’il y a quelque chose que j’ai appris au cours de cette année sur les Chinois: l’argent c’est sacré! Donc je joue sur la corde sensible.

Pendant 3 jours ils travaillent bien et n’oublient pas le moindre détail. Je suis ravie et satisfaite. Je vois enfin mes projets se concrétiser. Tout se passe bien effectivement, jusqu’au jeudi où ils attaquent le mur. Le mur, le célèbre et fameux mur. En effet, dans mon salon, j’avais eu l’idée de leur faire faire un dégradé de peinture avec des mouvements circulaires gris clair ainsi que deux corps de femmes africaines. Le patron m’avait expliqué que comme c’était compliqué il fallait que je paye plus cher (l’argent encore et toujours) et j’avais accepté. Mais voilà, ils s’y mettent à trois et lorsque je sors de mon bureau après deux heures je manque de tomber sous le choc… Une horreur. Mais, très chers lecteurs, croyez-moi, lorsque je dis horreur il s’agissait bien d’une horreur (cf photo dans le diaporama). Avec toute les précautions du monde parce que je sais qu’un Chinois déteste perdre la face je leur explique que c’est immonde. Constatant la mauvaise foi partagée par les trois ouvriers je leur pose une question simple: “vous aimeriez avoir cela dans votre salon?”. Ils se regardent et après un moment de réflexion reconnaissent que c’est hideux et que NON ils n’aimeraient pas avoir cela chez eux. Prenant mon souffle et imaginant ce qu’ils vont pouvoir dire ensuite en commentaires désagréables que je ne comprendrai de toute façon pas; je leur explique calmement qu’ils doivent refaire tout le mur, reprendre depuis le début et que comme ils ne connaissent visiblement pas cette technique et qu’ils m’ont menti, nous nous contenterons d’un simple mur blanc avec les deux femmes peintes. Ils râlent, partent 3h puis reviennent et se remettent au travail. Le lendemain tout est terminé et parfaitement propre. Ils ont tout respecté et ont fait du bon travail dans la limite de leurs compétences; chacun est satisfait et je suis enchantée de voir notre maison enfin propre et lumineuse… (ca aura tout de même pris 5 mois! Mais le résultat est chouette! )

A bientôt

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Le 14 juillet 2009,

Bonjour à tous,

Grand moment de solitude

Mon semestre d’apprentissage du chinois terminé, je me suis doucement mise en recherche d’emploi. Mais comme tout le monde le sait, les temps sont durs et il vaut mieux savoir utiliser toutes les ressources qui sont à notre disposition pour sortir du lot.

Il y a un mois, un de mes contacts hongkongais m’a gentiment proposé de passer mon CV à certaines de ses connaissances. Parfait, les relations sont puissantes en Chine et cela pourrait m’éviter des milliers de lettres de motivation qui ne seront même pas lues par leur destinataires.

Mon contact, que nous appellerons X, envoie donc mes coordonnées à une grande entreprise chinoise (célèbre, renommée et très appréciée des jeunes. Une boite de nuit gigantesque et très haut de gamme). Nous appellerons cette entreprise Fit. Je le remercie sincèrement et reçois un mail le lendemain de cette entreprise m’expliquant que mon CV a été transféré au département RH (ce qui signifie en général: tu peux attendre longtemps). Mais voilà, deux jours après je reçois un appel d’un homme dont l’anglais est plus qu’approximatif. Mon chinois ne me permet pas encore de tenir une conversation téléphonique et je fais donc mon possible pour le comprendre. J’arrive à comprendre qu’il travaille pour Fit et qu’il souhaite me rencontrer le lendemain à 18h pour me “montrer les équipements”. Je ne comprends pas bien et lui demande 3 fois de répéter son nom et le nom de l’entreprise.

Le lendemain, remplie de stress, d’angoisse et d’appréhension je passe toute l’après-midi à préparer l’entretien. Je regarde tout ce que l’on peut trouver sur Internet, suis l’actualité de l’entreprise, étudie son histoire, son positionnement et ses projets. Ensuite, arrive la phase de préparation physique au cours de laquelle j’ai changé 5 fois de tenue et ai revérifié au moins 10 fois mon maquillage.

17h je suis prête! Toute tremblante, je saute dans un taxi et me dirige droit vers mon tout premier entretien d’embauche. J’arrive dans le bâtiment très connu du Fit et appelle Sky (le nom de mon contact. Oui je sais c’est un nom étrange. Mais mon nom chinois signifie nuage et lune donc je ne suis pas surprise). Il me dit qu’il descend et j’attends 5 - 6 -10 minutes. Toujours pas de sky à l’horizon. Je me permets de le rappeler voyant les gardes qui se demandent ce que je fais là toute apprêtée avec mes petits dossiers sous le bras. Gentiment il m’assure qu’il me cherche mais ne me trouve pas. L’angoisse monte en moi, je commence à me sentir particulièrement idiote et lui demande si les bureaux de l’entreprise sont bien dans le même bâtiment que le club. Il m’assure que oui. Incompréhension totale. Je tourne et retourne dans tous les sens dans l’entrée de l’immeuble, mes talons claquent sur le marbre et les gardes finissent par me demander ce que je cherche. Je leur explique vaguement en chinois que j’ai un rendez-vous avec Sky mais que je ne le trouve pas. A ma grande surprise ils me répondent qu’il n’y a pas de Sky dans les équipes du Fit. Tout cela devient étrange. Je rappelle une fois de plus le jeune homme et lui demande : votre entreprise s’appelle bien Fit et vos bureaux sont bien dans le même bâtiment que le club?!?!” ” Oui Oui m’assure t-il aussitôt”. Une fois encore je ne comprends rien à ce qui se passe.

Puis soudain un éclair, je le rappelle et lui dis : “votre entreprise est bien un “night club” ?? Et votre nom est bien Fit : F-I-T? “  Et il me répond “non non nous sommes un “fitness club” et notre nom et Fiz: F-I-Z!”. D’un coup, tout est devenu clair et un énorme sentiment de honte est monté en moi. Il ne s’agissait pas de la célèbre boite de nuit qui me recevait pour éventuellement m’embaucher dans leurs équipes d’évènementiel; non il s’agissait du club de sport qui vient d’ouvrir ses portes à côté de chez moi et à qui j’avais donné ma carte il y a trois mois…

Comprenez-moi, je ne me rappelais plus que j’avais rencontré ces gens il y a 3 mois. Ensuite, mon CV avait été passé 48h auparavant au Fit donc c’était tout frais dans mon esprit. Enfin, Fiz et Fit sont des mots très proches surtout lorsque deux personnes avec des accents différents communiquent. Et oui énorme moment de solitude et retour à la case départ. Mais aussi, fou-rire gigantesque et totale autodérision. Cela fait aussi partie du management des différences culturelles : être capable de comprendre ce que l’on nous dit dans tous les contextes et sans apriori sur le contenu du message !

A bientôt

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Le 23 aout 2009

Une journée au parc

Chers amis lecteurs,

Me voici de retour après trois semaines très agréables passées en France. Qu’il fut bon de respirer l’air de notre région, de gouter à ses produits et de passer du temps avec tous mes proches.

Désormais I’m back to China comme l’on dit ici et j’ai du rapidement me remettre dans le bain de la pratique de la langue et de l’adaptation culturelle. Etrangement, mes légères connaissances de chinois me sont rapidement revenues et je converse au quotidien avec la maid ma principale source de conversation en ce moment (ne pensez pas que je suis pathétique, je préfère converser avec la maid pour pratiquer mon chinois plutôt que de tenir le crachoir au personnel de la superette du coin comme le font les vieilles dames aux caisses de supermarchés en France).

Aujourd’hui la pratique de la Chine fut particulièrement intense je dois le reconnaitre. D’ordinaire, après une expérience de ce type, j’aime laisser passer un peu de temps avant de la raconter afin de prendre du recul mais cette fois j’ai décidé de me lancer encore un peu échaudée par la journée que je viens de vivre.

En effet, toujours en quête désespérée d’endroits où aller promener ma chienne j’ai entendu parler de ce parc magnifique où les chiens peuvent jouer, courir dans la forêt et profiter d’un cadre particulièrement verdoyant et agréable : que demander de plus ? J’ai donc pris la décision d’aller y passer la journée. Hier je suis allée chez Décathlon histoire de m’équiper au mieux en tente, sac à dos et autres provisions nécessaires pour affronter une journée en forêt et en période de mousson. Je me suis réveillée tôt ce matin excitée à l’idée de passer une journée positive et relaxante loin du bruit et de la pollution, le tout en compagnie de ma petite chienne. Tout se passait très bien jusqu’à midi, heure à laquelle j’ai appelé la première compagnie de taxis afin de réserver un chauffeur. Contrairement à ce que l’on m’avait assuré ils ne parlaient pas anglais mais il m’en faut désormais plus pour être désarçonnée. J’ai donc expliqué que je souhaitais réserver un taxi, indiqué mon adresse avant de préciser que j’avais un chien. Et là, j’ai accueilli mon premier refus : « non, nous n’acceptons pas les chiens, excusez-nous, bonne journée ». Il en fut ainsi pour la première entreprise mais également pour les quatre suivantes qui n’ont pas toujours eu le même tact que la première. En effet, certaines me laissaient en attente pendant de longues minutes avant de m’annoncer la sentence et d’autres choisissaient tout bonnement de me raccrocher au nez….

Après une demi-heure d’essais stériles j’ai décidé d’aller tenter ma chance directement dans la rue. Plantée sur le trottoir avec ma chienne pendant 30 autres minutes j’ai essayé en vain d’arrêter un taxi. Agacée par tous ces refus, j’ai appelé d’abord le personnel du parc qui m’a rétorqué qu’il ne pouvait rien faire pour moi puis mes amis pour savoir s’ils avaient des trucs et astuces pour me sortir de cette situation. Je sais que je n’ai pas le droit de prendre les bus, les métros, les trains et il était évident que je ne pouvais pas me rendre au parc à pied considérant la distance : 30 minutes en voiture depuis Pudong, de l’autre côté de la rivière. C’est là que mon amie Gunjan m’a conseillé de demander de l’aide aux gardes de l’immeuble ; pourquoi n’y avais-je pas pensé avant ? Une heure et demie s’était déjà écoulée lorsque je suis descendue. Les gardes, dévoués et pleins de bonne volonté ont fait de leur mieux pour arrêter les taxis dans la rue mais n’ont eu guère plus de succès que moi. C’est alors que l’un d’entre eux décida se piéger les taxis à l’intérieur de la résidence en fermant les barrières de sécurité. Lorsque l’un d’entre eux fut bloqué, ils ouvrirent la porte et me firent monter. Certes, je vous l’accorde, il s’agit d’une méthode quelque peu radicale mais je commençais sérieusement à perdre patience.

Il est 14h quand je décolle enfin ; soulagée de voir ma situation de débloquer.

Mon repos fut de courte durée, hélas. En effet le site internet du parc indiquait qu’il fallait 30 minutes en voiture depuis Pudong, je m’étais donc dis que je serai au parc à 14h30, que je pourrai passer l’après-midi là-bas et compter sur l’aide du personnel pour trouver un taxi pour mon retour. 30 minutes s’écoulent et toujours pas de parc en vue, 45 minutes, 50 minutes et toujours rien. Le chauffeur fonce, il semble perdu mais ne me pose aucune question quant à l’itinéraire. Après presque une heure je décide d’appeler le parc. La jeune femme est confuse, elle me dit qu’elle ne sait pas où je suis et est incapable de me dire exactement combien de temps il faut pour arriver au parc depuis Shanghai mais elle m’assure après avoir parlé au chauffeur que je suis sur la bonne route et que je devrais arriver dans 15 minutes. Pendant ce temps je vois le compteur grimper. Nous sommes déjà à 150 kuais et je n’ai pris que 500 kuais pour la journée. Ne perdant pas de vue qu’il faudra payer le retour je suis quelque peu inquiète mais il est trop tard pour faire marche-arrière et je sais que les taxis refusent souvent de rebrousser chemin ; la plupart du temps ils nous laissent sur le bord de la route et entre nous je n’avais pas très envie de me retrouver au milieu de nulle part avec ma chienne. J’attends donc une autre demi-heure mais toujours rien. Là je commence à paniquer, je rappelle le parc qui me fournit toujours les mêmes réponses. Nous sommes désormais à 220 kuais sur le compteur et je me dis qu’il faudrait vraiment que l’on atteigne notre destination.  Je m’aperçois par la même occasion que le site a largement menti quant au temps de trajet et commence à regretter ma décision. Je déchante peu à peu. Soudain, une lueur d’espoir, le taxi demande sa route et un vendeur de pêches à moitié endormi, surpris de voir la tête de ma chienne dépasser de la fenêtre arrière, indique une route juste à côté de nous. Le chauffeur s’engage donc sur une minuscule voie longeant une rivière, bordant des champs et des maisons de paysans. Nous croisons des dizaines de chiens errants et des personnes épluchant leurs haricots. Je me demande ce que je suis venue faire ici mais apprécie le paysage tout en gardant un œil sur le compteur. Nous arrivons sur un cul de sac et le chauffeur doit faire demi tour une fois de plus mais cette fois la route est trop fine et la rivière trop près et la roue au dessus de laquelle nous étions assises Cookie et moi tombe de la route et glisse dans le ravin. Là c’est la panique à bord ; la chienne bondit, elle m’écrase et je ne suis pas vraiment dans un meilleur état imaginant déjà la colère du chauffeur si nous avons un accident. Ce dernier tentant de se redresser donne d’énormes coups de freins qui amusent les paysans et finit par se dégager à la 4e tentative. Je suis rassurée pour ce coup mais estime que j’ai vécu assez de péripéties pour la journée. S’il me dépose là, que je lui donne 250 kuais, comment vais-je retrouver un taxi pour rentrer dans un village perdu où ne se croisent que des rickshaws qui n’ont pas le droit d’aller sur Shanghai. J’étais coincée, je ne pouvais pas prendre le risque de perdre le chauffeur. Tant pis pour le parc ; furieuse mais résignée je le supplie de me ramener et lui dis que je lui donnerai tout l’argent qui me reste soit 490 kuais en tout et pour tout s’il accepte de me ramener. Je pense que ce pauvre homme a compris que j’étais vraiment désespérée. Il a tenté de me convaincre de continuer en m’expliquant que le parc était au bout de la rue mais c’en était trop, il était 16h30 et la nuit allait vite tomber compte tenu des énormes nuages qui encombraient le ciel et je ne voulais pas me retrouver sur cette route la nuit. Finalement il a accepté de me reconduire. Sur cette journée, j’ai perdu 6h30 et 400 kuais pour rien si ce n’est pour admirer le paysage local… certes ravissant mais j’avais clairement imaginé ma journée sous un autre angle. Moi qui disais hier à mon amie : « demain je veux une journée tout en douceur sans heurts, ni refus ni tracas afin d’apprécier mon retour dans la civilisation chinoise… ». Ce n’est pas gagné mais au moins j’ai pu vivre une nouvelle aventure à vous conter !

A très vite et merci à tous pour votre lecture régulière!

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Le 23 aout 2009,

De l’autre côté du miroir

Bonsoir à tous,

D’ordinaire j’étudie ma perception de la culture chinoise et rapporte les expériences que je vis au quotidien mais cette fois j’aimerais passer de l’autre côté du miroir. En effet, il ne faut pas oublier que nous sommes des invités en Chine et que nous aussi nous arrivons ici avec une culture puissante et des manières qui pourraient choquer les Chinois. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu savoir qu’elle était la perception qu’avaient ces derniers des Français vivant ici à Shanghai. J’ai interrogé différentes personnes parlant anglais et côtoyant souvent des expatriés Français soit de par leur activité professionnelle soit grâce à leur cercle de connaissances. Je leur ai demandé quelle image ils avaient de la France, de la culture française, des Français en général puis des Français à Shanghai. A ma grande surprise ils ont tous répondu la même chose. En premier lieu ils m’ont expliqué que traditionnellement les Français étaient des amis du peuple Chinois et qu’ils nous appréciaient beaucoup. Ensuite ils ont insisté sur la gastronomie française, les produits de luxe et le charme indéniable et indémodable de Paris. Pour eux, la capitale française représente encore l’élégance, le raffinement, le luxe et l’art de vivre.  Ils ont souligné que visiter Paris était un de leur rêve et qu’ils aimaient beaucoup la France. Ils ont toutefois fait remarquer que notre petite mascarade lors des jeux olympiques (la fameuse attaque contre cette jeune femme handicapée portant la flamme (auprès de qui d’ailleurs je m’excuse pour mes compatriotes) et les discours de Nicolas Sarkozy) les avaient profondément offensés et que cela laissait une cicatrice dans les relations entre nos deux pays. Concernant l’attitude des Français à Shanghai ils n’ont rien eu à redire. Etait-ce parce que j’étais là et qu’ils ne voulaient pas me blesser, me faire perdre la face ou était-ce par pure sincérité je ne le saurai jamais mais toujours est-il qu’ils m’ont dit que nous nous comportions bien dans la société locale et qu’ils n’avaient pas de griefs à nous adresser. Le seul défaut que nous aurions serait d’être quelque peu « chiants » si je traduis littéralement leurs propos. Sur cela je ne les contredirai certainement pas !!!!

Merci à mes amis Chinois pour leurs témoignages et merci pour la gentillesse dont vous avez fait preuve à l’égard de la France et du peuple français dans vos commentaires !

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Le 9 septembre 2009

Voyage en Malaisie

Bonsoir à tous,

J’ai eu la chance d’avoir un très joli cadeau de la part de mon Loulou pour nos anniversaires. En effet, je savais qu’il préparait une surprise mais ignorais ce que c’était jusqu’à ce que je me retrouve à l’aéroport international, dans le hall des départs et devant le guichet de la Malaysian Airlines. La Malaisie … Rien qu’au nom on s’attend à de l’exotisme et de la douceur et nous n’avons pas été déçus. Tout d’abord, avant de me lancer dans le récit de notre escapade, je tiens à signaler que les Malais sont particulièrement accueillants et souriants.

Lorsque nous sommes arrivés à Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie, nous avons été surpris par le niveau de richesse du pays et nous nous sommes immédiatement interrogés sur la provenance de cette richesse économique. Nous avions omis le fait que nous étions en Asie, continent en pleine effervescence ! Toujours est-il que l’interrogation demeurait. Jour après jour nous assemblions les pièces du puzzle en recueillant des informations de la part de nos divers guides. Nous savions que la culture de l’huile de palmier était très importante en Malaisie tout comme l’agriculture mais premièrement nous n’avions aucune idée de l’utilisation commerciale de l’huile de palmier et deuxièmement nous ne voyions pas vraiment comment de l’huile et des légumes pouvaient rendre un pays aussi riche. Ce n’est que le dernier jour de notre voyage où nous avons pu obtenir des informations plus complètes. Sachez que l’économie malaise repose en premier lieu sur la production industrielle et manufacturière (l’Asie bien sûr, pourquoi nous n’y avions pas pensé avant ??) ; ensuite sur le tourisme (au regard de la beauté du pays, c’est amplement mérité), en troisième place arrive la vente de pétrole et de gaz (oui, ca c’est une activité qui rapporte !) et en dernier lieu l’exploitation agricole (les fruits et légumes ainsi que l’huile de palmier qui est utilisée pour la cuisine et les cosmétiques (et oui il faut le savoir)).

Concernant les étapes de notre voyage. Nous avons tout d’abord décidé de partir à la découverte de Kuala Lumpur. Nous sommes restés dans ce que les locaux nomment le triangle d’or : le centre d’affaires qui abrite les tours jumelles (magnifiques avec la passerelle qui relie les relie l’une à l’autre). Ce quartier est impressionnant de part la taille gigantesque des tours qui l’habitent, mais également de part la richesse qui se dégage des magasins luxueux ainsi que des hommes et femmes d’affaires qui le traversent. C’est également un quartier très agréable, parfaitement propre où se cache un parc cet un lac tous deux très jolis.

Le lendemain nous avons joué les vrais touristes et sommes partis en tour. Nous avons tout d’abord visité un temple hindou construit dans une caverne naturelle. C’était splendide ! Un faisceau lumineux éclairait la caverne depuis un trou en haut de cette dernière ce qui lui donnait une certaine atmosphère surnaturelle et des hordes de singes couraient dans tous les sens. Ces petites bestioles ont par ailleurs attaqué un Chinois qui avait été quelque peu antipathique à leur égard (attention, sachez qu’un singe est rancunier !). Ensuite nous sommes partis à la rencontre des éléphants. Il s’agit d’un parc qui recueille les éléphants qui, soit ont été blessés dans la jungle soit  se sont approchés trop près des cultures ou villages environnants leur zone de « cueillette ». Nous avons tout d’abord été présentés à 4 éléphanteaux histoire de s’habituer à l’animal. Le personnel du parc les a douchés puis nous avons pu les nourrir. Cela ressemblait certes quelque peu à une activité touristique de zoo mais le bon point est que ces animaux sont en liberté et qu’ils sont bien traités. Ces activités sont faites pour sensibiliser les publics et apporter de l’argent afin que l’association poursuive sa mission de protection. Ensuite sont arrivés les adultes qui ont eu le droit au même traitement (douche puis encas). Ensuite, les choses sérieuses ont commencées : en rang d’oignons comme à l’école primaire nous avons fait la queue pour avoir la chance de monter sur le dos d’un éléphant (encore plus large que je ne me l’imaginais) et faire un petit tour histoire de se familiariser encore un peu plus avec l’animal. Je ne savais pas non plus qu’un éléphant été aussi poilu (Il n’est jamais trop tard pour apprendre !). Le meilleur pour la fin diront certains : nous sommes remontés sur les éléphants qui se sont ensuite retournés dans la rivière (avec nous dessus je précise). Frayeur garantie ! Mais un très bon moment également. Vous pourrez constater sur les photos que contrairement à tous mes camarades d’infortune perchés sur l’éléphant je n’étais guère rassurée quant à mon sort… (Courageuse mais pas trop). Après ce plongeon forcé, je me suis relevée trempée dans la rivière (oui car, pays musulman oblige, les maillots de bain étaient interdits, il fallait plonger habillé – très pratique vous en conviendrez) mais malheureusement j’avais omis un fâcheux détail : je portais une jupe blanche et des dessous noirs… et les règles de bon sens de base auraient du m’apprendre que le tissu blanc mouillé est transparent. Je suis donc restée honteuse dans la rivière en attendant qu’Alex m’apporte une serviette dans laquelle m’enrouler et mourir de honte…

Toujours est-il, que cette initiation fut très agréable. Les éléphants sont des animaux très intelligents, particulièrement sages et qui adorent danser (de façon instinctive). Quant à leur repas, il est constitué de fruits (ils sont particulièrement friands de papaye) et de troncs d’arbres (tous les goûts sont dans la nature !!).

Le jour suivant nous nous sommes envolés pour Kuching, la capitale de l’État de Sarawak en Malaisie (selon Wikipédia). De là nous sommes partis en expédition à Bako, une réserve naturelle accessible en bateau. Le nom du lieu lui a été attribué car il abrite une sorte de semi-marécage appelé Bako en malais. Nous sommes partis à l’aventure sur le premier chemin à la recherche des singes nasiques. Singes particuliers s’il en est puisque les mâles ont un nez très long et très large (voir photos). Après une petite demi-heure de marche nous sommes arrivés sur une plage où nous avons pu observer une famille de nasiques perchée dans les hautes branches. Ensuite, nous avons décidé de rendre l’aventure plus physique et avons opté pour la randonnée la plus athlétique. Ce fut magnifique et bénéfique pour notre corps. En trois heures de balade nous avons traversé des paysages sans commune mesure les uns avec les autres. En effet, parfois nous étions en pleine forêt humide et parfois nous étions au cœur d’un paysage surnaturel au sol blanc argileux creusé par des filets d’eau couleur jaune/marron et entouré de blocs qui ressemblaient à des amas de pierres volcaniques. Après cette expédition nous sommes arrivés dans un petit restaurant et avons pris une longue pause bien méritée avant de reprendre le bateau.

Continuons le récit de notre périple. Le lendemain, nous nous sommes rendus dans un autre parc naturel cette fois abritant des orangs-outans. Ces singes sont extraordinaires de part leur proximité avec l’être humain. En effet, ils ont les mêmes attitudes, les mêmes postures, et s’organisent en société un peu à notre façon (un chef patriarche qui veille sur les autres membres du clan et les domine. Une forte intimité entre la mère et le petit. Des échelles hiérarchiques. Des moments de jeux et de complicité amicale etc). En revanche, contrairement à l’être humain, ils sont d’une dextérité extraordinaire et sont impressionnants à observer lorsqu’ils se balancent de branches en branches. A leur place, nous nous écraserions vulgairement contre le sol… soyez-en assurés ! Nous sommes donc arrivés parfaitement à l’heure pour leur petit déjeuner composé de fruits. Aussitôt sur le site nous avons pu admirer une femelle avec son petit prenant la pause devant les objectifs telle une star sur le tapis rouge. Cette dame jouait littéralement son rôle de vedette et semblait y prendre un malin plaisir pour le plus grand bonheur des néophytes que nous étions (et sommes encore d’ailleurs). Nous avons ensuite suivi toute la petite troupe dans la forêt pour observer ces charmantes créatures évoluer dans leur univers. Nous étions ravis et émerveillés de les voir ainsi déambuler avec tant d’aisance. Ce fut encore un très bon moment.

Le soir, nous avons fait une balade romantique au bord de la rivière. Comme ce jour était particulier car il s’agissait de l’anniversaire d’Alexandre, je voulais l’emmener dans un restaurant hors du commun. J’avais repéré ce bâtiment, de l’autre côté de la rivière, entièrement illuminé, et dont le nom était incrusté sur la façade et était illuminé lui-aussi. Après avoir pris un petit bateau traditionnel pour traverser la rivière nous sommes arrivés devant la porte de la bâtisse. Deux policiers gardaient les lieux. Sûrs de nous, nous nous sommes annoncés et avons déclaré que nous souhaitions une table pour deux. Les gardes nous ont regardés ahuris. Nous ne comprenions pas ce qui se passait et apparemment ils ne comprenaient pas ce que nous faisions là. Après plusieurs questions, et couverts de ridicule, nous avons appris, que cette demeure était en fait celle du roi et que nous venions tout simplement de nous inviter à manger chez ce dernier… Un peu penauds et pris d’un fou-rire nous avons retraversé la rivière dans l’autre sens.

Mais le voyage ne s’arrêtait pas là. De retour à Kuala Lumpur nous avons poursuivi la visite de la ville pendant plusieurs heures puis nous sommes partis pour une jolie surprise réservée par mon Loulou. En route dans un minibus nous nous sommes tout d’abord arrêtés pour faire la connaissance des singes argentés. Contrairement aux singes roux particulièrement agressifs, les singes argentés sont amicaux et doux. Le guide nous a offert des cacahuètes et nous a conduits auprès d’une large bande de singes.  Pas très rassurée au premier abord, je suis restée sur mes gardes et en recul. Alexandre, beaucoup plus aventureux est instantanément allé à la rencontre des petites bêtes. Soudainement plusieurs singes ont commencé à grimper sur lui afin d’attraper les précieuses gourmandises. Après avoir écarté les plus gros, il a conservé sur son épaule un jeune singe particulièrement sympathique et me l’a ensuite passé. L’animal restait calmement perché sur mon épaule et grignotait les cacahuètes qu’il avait délicatement prélevées de ma main. C’était un moment extraordinaire et je dois avouer qu’Alexandre est tombé littéralement amoureux des singes argentés. Il ne nous reste plus qu’à consulter les législations et les sites dédiés avant d’en adopter un pour tenir compagnie à nos boules de poils actuelles. Après ce joli moment, nous avons repris la route, nous sommes arrêtés dans un restaurant au bord de la rivière et sommes arrivés à destination : le chemin des lucioles. Quelle idée romantique ! Nous avons embarqué dans un petit bateau poussé par un homme qui toussait et avons navigué auprès des branches scintillantes et remplies de lucioles qui clignotaient à l’unisson. C’était incroyable. Pas un bruit, juste des millions de petites lumières accrochées aux branches. Ce fut un très joli moment rempli d’émotion !

Pour notre dernière journée à Kuala Lumpur, nous avons décidé de jouer une fois encore la carte nature et nous nous sommes rendus au pied de la tour TV. Nous sommes tout d’abord montés en haut de cette dernière afin d’admirer la vue sur Kuala Lumpur qui, à l’image des villes asiatiques, est construite verticalement. Puis nous avons rejoint un guide qui nous a fait découvrir la forêt humide située au cœur de Kuala Lumpur (une véritable forêt, de plusieurs milliers d’années, préservée au cœur de la métropole). Le guide nous a fait un cours intéressant de botanique en nous présentant de nombreuses espèces d’arbres et de végétaux et en précisant la fonction de chacun d’entre eux. Pour terminer, j’ai eu le droit à un tour de poney : juste pour le plaisir mais très sympathique !

En conclusion, ce fut un excellent voyage. A présent, Alexandre est reparti pour ses périples autour du monde et je me concentre sur la recherche d’emploi en gardant en mémoire ces jolis moments, ce voyage au cœur de la nature et ces découvertes extraordinaires sur le monde qui nous entoure.

Je vous invite à consulter les photos de notre voyage. Rubrique « Galerie photos escapade ». Lien : Malaisie.

Un grand merci à mon Loulou pour ce joli présent et bonne soirée à tous !




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